mercredi 30 juillet 2008

BASIC CHANNEL- bcd 2


Il fût une époque que beaucoup semblent ignorer, où la musique electronique n'était pas entièrement faite avec reason sur un apple, et où techno résonnait avec autre chose que des jeunes gens en quête d'identité se déguisant en violet, noir et rose dansant ridiculement le samedi après midi autour du centre commercial de chatelet-les halles. Non, il y'a eu une période où la musique electronique était faite par des passionnés de musique, obsédés par une soif de liberté toute neuve que le rock n'arrivait plus à soutenir (dans leurs esprits du moins) et où la bidouille, la débrouille étaient les maitres mots. Avec une rigueur médiatique remarquable, où apparitions publiques, interviews et promos était bannis, cachés derrières d'immenses racks gavés de samplers, séquenceurs et claviers en tout genre ces gens écrivaient le futur en gravant sur vynils ( quel est leur responsabilité dans l'intérèt relativement récent du retour au vynil?) des plages parmis les plus mémorables des années 90. Bref, des musiciens(?) qui avaient pour but absolu de promouvoir de la façon la plus respecatble une musique rigoureusement indépendante et sans conscession, une sorte de punk moderne qui avait compris que gueuler ne sevrait plus à rien et qui, miraculeusement, échappait à toute catégorisation sociale. Ils venaient de Detroit, de Londres, de Berlin, ils s'appelaient LFO, futur sound of london, KLF, Underground Resitance, autechre, Derrick May ou Inversion, Enforcement et signaient leurs disques chez warp, UR ou chez Basic Channel. Ce dernier a publié de nombreux 12" à l'importance cruciale et propose là sa deuxième compilation et son deuxième CD, le premier datant de 95. 6 titres magnifiques où le dub, l'ambiant et la techno cohabitent pour célébrer une époque ou il n'était pas encore utile de préciser si cette musique dansante était intelligente car elle était avant tout marginale. Si Detroit s'est montré être l'oeil du cyclone techno, puis vienne le renouveau trip hop par la suite, cette délicate compilation installe fièrement - ou réimpose- Berlin sur la carte des villes qui ont comptées dans l'histoire de la musique contemporaine et electornique. Ne reste plus qu'à espérer que le label mette à disposition d'autres pépites avant 13 ans.

NURSE WITH WOUND- Huffin' rag blues


285ème disque de Nurse with wound: y'a des gens qui sont vraiment sur-productifs. Steven Stapleton est de ce genre de gars qui une fois son matos allumé, quoi qu'il se passe, aura un album de prèt à la fin de la journée. Deux constantes donc: l'impossibilité de savoir de quoi sera composé le prochain NWW, et l'irrégularité qualitative de ses sorties. Ce chapitre de l'aventure NWW n'est pas des plus désagréables. Stapleton joue avec une multitude de samples et de bruits pour mettre en place une sorte de voyage à travers les possibilités sonores modernes et passés-la pochette en dit long. Le disque ressemble plus à un hommage à sa collection de disques et de films qu'autre chose, mais de par les textures et le déroulement, donne l'impression de s'embourber au coeur de l'esprit du géniteur. Au milieu d'un vieux zoo, d'un club jazz des années 30, d'un studio dédié au hip hop à brooklyn fin 70, en pleine prise de son dans la nature urbaine, sur le tournage d'un épisode de twilight zone, c'est tous ces décors (et bien plus) qui sont présentés et décrits soniquement par Steven Stapleton.

MELVINS-nude with boots


Brutal retour de bâton pour melvins après avoir suscité une (micro) hype avec son précédent opus. Vous allez le lire un peu partout, ce nouveau melvins ne déclenche pas grand chose chez les admirateurs, si ce n'est un mépris tout neuf pour la formation culte américaine. Les gens qui s'étaient saoulés avec senile animal en ont visiblement abusé ou alors tout ceci n'est plus assez pertinent pour eux, le dernier se devait d'être une merde. Pourtant, la bande étendue de Buzz installe une poignée de titres de très haute volée sur ce " à poils en bottes". Bourré de référence ( ça commence comme du led zep, ça s'interromp sur dies irae...) ce disque sonne comme un groupe qui prend un grand plaisirs à jouer, et à tenter toute sorte de choses en rebalisant son rock un peu plus à chaque fois-les multiples bruits metalliques qui viennent orner les rythmiques. Dans la continuité du précédent, mais avec une maitrise nouvelle, et avec des maladresses dûent à lextension du groupe qui se dissipent un peu- la voix est a mon sens moins irritante que sur le précédent, King Buzzo reprend la place qui lui revient- les snivlem posent encore un disque intelligent dans leur imposante discographie.

vendredi 25 juillet 2008

TOM WAITS, Grand Rex


La face lacérée de celui qui écrasait Iggy dans un film a skteches de Jarmush arrive 47 minutes après l'heure indiqué sur le prohibitif billet d'entré. Tom Waits. Rien que ça. Quand il monte sur sa petite estrade, c'est toute la salle qui à la chaire de poule de voir ce vieil alcoolique en chaire et en os. Deux heures à taper du pied, à vociférer-toujours juste- et à raconter de sombres histoires pendant ou entre ses morceaux, Waits emballe et terrasse une salle hétéroclite ( vieux, punk, jeunes, pas punk, jazzeux, etc...) mais fortunée, hurlant de sa voix polymorphe qui ferait fuir les Scandinaves grimmés en panda au milieu d'un orchestre constitué de demi-manchots. Ce n'est même pas le concert de l'année, c'est juste un évenement dans une vie.

mercredi 23 juillet 2008

Blut aus nord - Mort

Il y a un des principes du blog qui prone la diversité des goûts, et surtout la pseudo liberté d'écrire. Ce matin, en regardant un peu où en était le projet, je tombe sur cette chronique, tout à fait respectable au demeurant, mais qui mérite une réponse. Loin de vouloir décredibiliser le travail de mon collégue, où de mal digérer une critique d'un disque que j'apprécie, le but est plutôt de proposer un autre angle de vue pour quelqu'un s'interessant au disque.
Mort c'est un peu l'apogée du travail de BAN, une sorte d'acme impossible à surpasser, une fin de cycle évidente dans les expérimentations du sieur, mais aussi l'aboutissement d'années de recherches soniques eparpillées ça et là. Alors oui, le résultat est musicalement déroutant, et l'oreille plus qu'aiguisée de mon collégue a surement trouvé ça faisandé (pourtant je ne croyais pas écrire avec Malmsteen). Mort est une recherche sur le son distordu ultime, le néant musical, l'ombre des sons. Une sorte de spectre qui glace le sang, une maladie qui gangréne le corps, le tout deshumanisé au possible. Pourtant au cours de ce morceau unique coupé en huit, les choses avancent, des vocaux se font entendre, sorte eux aussi de cris de la bête sous produits, relevant le côté dissonant de la chose. La où dans ses anciens travaux BAN eparpillait ces passages plus angoissés, moins urgents, laissait vivre ces guitares mortes (dans Procession of the dead clowns par exemple) dans ne esthetique limite curienne époque Pornography, içi le tout est débridé. Une sorte de voyage dans les méandres d'un son, mort bien entendu mais qui pourtant vit etonnement tout au cours du cd, et avance petit à petit pour se livrer. Une ambiance de cauchemar au final largement suave et prenante, une angoisse montante pourtant chaleureuse. Mort parceque la suite (Odinist) ne lui arrivera pas aux pieds, Mort parceque la boucle est bouclée.
[Macho)))]

mardi 22 juillet 2008

BLUT AUS NORD- MoRT


"Hey Vind'! Si on foutait une suite de fausses notes pour que ça fasse dissonant??"

jeudi 17 juillet 2008

OXBOW- fuckfest/12 galaxies


Si tu as bien suivi, je raconte un poil de couille plus bas que je suis incapable de causer d'Oxbow. Pourtant tu as raison l'ami, je remets ça tout de suite. Il faut bien que je cause de ce disque, non? Sublime, soigné et limité double gatefold digisleeve vert avec un épais livret qui explique le pourquoi du comment tu as ce que tu as dans la main: réedition du fuckfest, le premier LP d'Oxbow que Kevin Martin avait sorti sur son label si je ne m'abuse. Noise brutale, sèche et folle, qui se ponctue de hurlements possédés. Assurément un grand disque. Eugene Robinson déploie sur les 6 morceaux qui lacèrent la galette sa vision du monde, celle d'un jeune homme punk qui propose à un Niko Wenner de poser des guitares sur un album solo qui se veut de manière tacite pour son géniteur sa lettre de suicide. Quelques temps se passe et lorsque ce bon vieux Eugene pense enfin le faire, il reçoit une lettre lui demandant de se pointer a Londres ( si vous avez bien suivi, vous pouvez devinez facilement de qui vient la lettre). Puis un concert, puis un second disque. Y'a-t-il seulement besoin d'en rajouter? Fuckfest est juste la glorieuse lettre d'un suicide annoncé mais avorté, un peu comme tes tympans à la fin de ce disque sublime de violence: ils vont te sortir raides de tes deux cages. Ne t'inquiètes pas, le livret stipule qu'il y'aura une troisième réedition de ce magnifique disque. Et 12 galaxies, c'est le nombre qu'Eugene peut compter sous psychotropes? Non, juste un live accoustiques (mais avec TOUT le groupe) d'Oxbow enregistré cette année. Pas la peine la aussi d'en parler longuement, je pense juste qu'il est bon de préciser une chose: Oxbow prouve qu'il est capable d'être plus traumatisant quand il utilise sa tête que son corps. Magnifique de violence!

OXBOW!! ( maroquinerie)


Je ne me tuerais pas à écrire toute l'affiche car seulement la moitié valait le coup d'être vue, et encore la moitié suscitait mon réel engoûement et justifiait ma venue. D'ailleurs je ne comprends toujours pas comment on peut faire une soirée pareille avec une affiche pareille dans cet ordre: mettre un groupe formé dans les temps immémoriaux, à la forte personalité, une discogrpahie quasi parfaite, et une brutasse de scène AVANT un putain de groupe de seconde zone de chez neurot dont le seul interet est ... euh...je cherche encore. J'espère que les nombreux restés devant la salle pour "sold out-isme" n'étaient pas venus pour les rouges corbeaux car ce n'est que l'ennui en barre qu'ils souhaitiaient voir. Bref, on rentre dans la salle de la maroquinerie, on salut les connaissances, cause un peu plus longuement avec Nicolas de musicfearsatan, dealer de l'extrême et on se rentre dans l'antre pour Harvey Milk. J'ai entendu beaucoup de bien de ce groupe et je savais qu'ils étaient liés de près ou de loin à ce bon vieux Joe preston, le musicien US qui à le plus long CV de l'histoire contemporaine et autant d'ennemis dans le business car tous ceux qu'il a laissé tomber doivent le détester. Guetter bien, d'ici deux ans harvey milk diront du mal de lui. Toujours est-il que ce soir il est ici, qu'il joue dans un groupe de doom/sludge/drone/blues absolument pas interessant mais qui joue bien et qui envoie avec classe. Il faut comprendre que Harvey Milk c'est très bien, mais que ca n'apporte rien aux 639 formations du genre qui sévissent actuellement. Et Joe Preston tout en guirlande de Rabin d'envoyer avec son dernier groupe du très lourd. On saluera tout de même l'extraordinaire passage mélodieux et chanté sur guitare solennelle puis sur sample de violons au milieu du set, comme si les messieurs ( dont le batteur doit être de la famille de Thusrton Moore) voulait nous faire un moment de patriotisme ou le générique de fin d'un grand film de guerre. Bien sure, beaucoup sont venus voir Oxbow. Car comme le disait je sais plus qui dans un canard anglais, un concert d'Oxbow n'est pas juste un concert, mais bel et bien une sorte de provocation du quotidien, une déclaration de mise en danger. Eugene Robinson monte en dernier sur scène, bonnet-costard-cravatte, après que Dan Adams ait déposé de l'encens en plusieurs endroit de la scène - tout d'un coup, on se croirait chez Bimbo Tower. Monsieur Robinson a maigri, des cheuveux blancs et ne porte plus sa mèche hitlerienne qui lui allait si bien ( sic). Puis, presque l'air de rien, oxbow lance sa punition. Strip tease, classique. Décrire un concert d'oxbow relève, comme pour leur disque, de l'impossible (enfin je parle pour moi). Oxbow est grand, un point c'est tout. Niko Wenner est visiblement heureux d'être là, Dan adams aussi, et Greg davis s'inscrit dans la lignée des batteurs d'exception-pas loin d'un Signorelli. La frappe est franche et puissante, lourde et maitrisée, mais aussi riche en roulements lourds et improbables, du genre "comment il l'a rentré celui la???". Section rythmique en béton armé, on est coulé dans le plomb le plus suffocant. Les structures des morceaux chez Oxbow semble élastiques, elles s'étirent, se raccourcissent, et le chaos minutieusement orchestré par la guitare et la voix, totalement possédée et en roue libre rende un concert d'oxbow terriblement chaotique. Difficile de savoir où on est, de comprendre mais on sait quel est le morceau joué. Au bout d'une demi heure, c'est déja l'heure pour Eugene de s'essorer le slip et aux autres de plier baggage, mais le rappel est demandé avec insistance alors soit. Concert tout de même bien trop court pour un groupe qui a tant à proposer. L'année dernière ils avaient terrassé Isis, cette année ils vont humilier red sparrows. Mais avant ça, j'en profite pour faire connaissance avec Gulo, un membre éloigné de la famille de Mick Harris, qui traine sur autant de sites internet que votre hôte, écrit pour un site qui devait s'appeler COUM transimission mais qui finalement s'est arreté sur SOUM, et qui possède une discothèque à 87,4% semblable à la mienne (d'ailleurs j'ai reconnu plein de gens issus de différents zines-slowend...- et aussi le collègue de Gulo, j'ai nommé Saïmone qui portait le tee le plus cool de la soirée). Je ne m'eterniserais pas sur red sparows. Vide, inutile, ils ont échangés un Graham déja fort peu interessant musicalement contre le guitariste de MOOB, qui lui même donne l'impression de pas vouloir abimer sa guitare. Chiant, je mate 3 morceaux et je déplore que Cliff meyer joue dans cette chose, lui qui a prouvé le temps d'un seul morceau pour isis ( gentle time) qu'il pouvait faire de très bonne choses. Parts and labor est officielement la tête d'affiche, mais personne ne l'avait annoncé: la salle est donc à moitié vide (les fans des autres groupes sont ailleurs, ceux de P&L ne sont pas venus) et il est temps de s'ecclipser. En sortant, je me retrouve face a Eugene Robinson. L'homme est extrêmement gentil, et ne semble avoir rien en commun avec le catcheur qui suait a grosses gouttes quelques minutes plus tôt. Nous nous saluons, causon deux minutes, me précise qu'il adore mon t-shirt, et me demande de saluer Bil de nextclues. Donc act.

dimanche 13 juillet 2008

Megaptera - You Will Never survive this nightmare

Même si l'objet date de 2006, il y a de la réedition, en l'ocurrence de vieilles cassettes, plus l'ajout de live. En quelque sorte, ce n'est pas du nouveau matériel. Pourtant ce double album présente une sorte de quintessence des travaux qu'avait pu proposer Megaptera par le passé, une sorte de recompilation du death indus, genre des plus originels du style. Et le titre est tout ce qu'il y a de plus indiqué. Au travers d'un double cd à première vue trés indigeste, Megaptera nous enfonce dans un vortex des plus lancinants physiquements. A travers des morceaux vibrants, des pièces bien plus minimales dans un esprit Zoviet France, Megaptera tisse une toile des plus visuelles, sorte de bande originale d'un monde décadent, sururbanisé, futuriste et à la fois passéiste. Au niveau sonique, le drame se joue sur des teintes granuleuses, râpeuses, âcres comme si en plus de te tuer, Megaptera te dépecait et finissait par racler ton squelette sur un champ d'horties.Orduriers sonores, la scéne se forme peu à peu devant nos yeux au gré de certains "vocaux" (à entendre voix incomprehensibles plutot samplées, parlées): une sorte de IIIième reich futuriste bestial et inhumain, où rien de raffiné ne ressort mais plutôt le cannibalisme. La survie à ce cauchemar ne peut se faire qu'en utilisant TOUS les moyens possibles. Condition de départ, mettre ses tabous et son éthique de côté, tu aurais peut être à manger ta mère, ton père et ton chien pour pouvoir faire face à ces terroristes.
[Macho)))]

Northaunt - Barren Land

Dans le cercle des musiques ambiant, le jugement est souvent trés personnel, vu que les sonorités arrivent ou pas à connecter l'auditeur à un nouveau monde, sorte de jardin secret d'une intimité indescriptible. Northaunt reste pourtant bien au delà de cette description que beaucoup de disques dark ambiant raflent. Barren Land se rapproche de l'extase, d'un bienheureux apaisement total, et son faux minimalisme relevé par une richesse instrumentale sans précédent (peut ètre à part chez Biosphere) crée des ambiances où le mot "dark" est de moins en moins juste. Loins sont les influences premières et les poncifs du genre. Içi, Northaunt touche en quelque sorte la beauté ultime, dans des paysages ébahis, quasiment idiots de part le degré de contemplation ultime crée par le disque. Méditatif, contemplatif, il se dégage une sorte de chaleur bienveillante des paysages nordiques a priori froid dessinés par le groupe. Trés graphique, physique, le tout est relevé par des moments de bravoure d'un grand romantisme, où les piano, guitares apportent la grâce à un disque déjà bien peint. A l¡image de l'artwork, Northaunt crée une sorte de chaleur à base de visions désertiques, d'une froideur magnifiée. Indispensable.
[Macho)))]

Shit and Shine - Ladybird

Initialement une sorte de projet live, la bête ne se décrit pas. Protéiforme selon les prestations, on peut y retrouver jusqu'à une quinzaine de percussionistes, quatre batteurs, deux bassistes. Le décor est planté, le rodéo est lancé sans aucune concession, durant une quarantaine de minute, longueur de l'unique piste, de l'unique mélodie, de l'unique chevauchée épique à la lourdeur implacable. Ladybird où la lourdeur des Melvins rencontre le chamanisme itératif de Sleep tout en expediant le tout à une vitesse insoupconée. Qu'est ce que ça pilonne, sorte de chaman moderne et urbain qui aurait trop longtemps pourri sa science dans un cauchemar urbain. Aucun répit permis, une fois monté sur le cheval le rodéo s'emballe de plus en plus, jusqu'à arriver à une transe salvatrice, où le corps ne commande plus aux sens et ou aucune considération musicale ne prend le dessus.
[Macho)))]

vendredi 11 juillet 2008

VENOMOUS CONCEPT- poisoned apple


Un melvins+ Un brutal truth+ deux Napalm death- Un melvins+ un autre brutal truth= venomous concept, deuxième fournée. Composé donc à 50-50 de membre du combo légendaire anglais et du gang new yorkais, Venomous concept récidive avec son nouvel opus au visuel tout moche. Quoi de neuf ? Rien. Pas ennuyeux mais pas indispensable, la formation transatlantique exécute parfaitement (avec un tel line up...) son punk/crust metal sur une production cru et déléctable. Quoi d'autres? Ca sera tout, merci.

2562- Aerial


Une production dubstep de plus dans ce genre interessant mais qui arrive très vite à saturation. Dave Huismans s'évertue durant 10 pistes à développer son univers dub nouvelle école, brulant votre platine pour l'été avec son sound design délicat et immersif croisé à ses beats soignés lorsque ceux ci ne s'accelère pas maladroitement (techno) dans une cavalcade progressive. Hollandais d'origine, le bonhomme derrière 2562 propose un disque classique et efficace mais qui, comme beaucoup de sorties, passé quelques plages ne facine pas plus que ca. L'effet est très similaire à l'écoute d'une compilation: seuls les plus passionnants s'en sortent et ceux qui comme burial ont une histoire à raconter marquent les esprits sur album. Attention, ce disque est loin d'être mauvais, mais tout comme l'album de pinch par exemple, il est très symptomatique d'une nouvelle scène qui a au moins le mérite de remettre au gout du jour un peu de danger, de crasse, de punk dans la scène electronique.

jeudi 10 juillet 2008

SHIT & SHINE- cherry


Judicieusement acclamé par la critique Anglaise (wire, rock a rolla, terrorizer...), qui soit dit en passant démontre qu'elle est une des plus fines et respectables, Shit & shine oeuvre magnifiquement sur ce nouveau long jet aux couleurs fruitées. Les Butthole surfers peuvent se rassurer, ils ont un héritage des plus jouissif qui a pris le relais et même si on parle plus de todd, l'autre groupe d'un des deux cramés de shit and shine, c'est bien cette formation obscure qu'il faut guetter. Le duo est un peu à todd ce que Honky est à la période atlantic des melvins ou encore ce que SYR est a geffen pour sonic youth: un exutoire psychotique déviant mais pas si éloigné de la face plus médiatique. L'apsect noise rock, granuleux et crade demeure, mais l'experimentation va plus loin. S&S met en boucle n'importe quoi, laisse trainer autant de temps qu'ils le souhaitent ( de 20 secondes a 15 minutes) parlent, rajoute des couches de guitares, de bruits, de voix, de distortion... Rien ne semble impossible pour rentrer dans le cadre d'une production shit & shine. Une sorte de boredoms gonflé à la saturation. La comparaison avec le magistrale locust abortion technician des Butthole est tenace, mais l'héritage se justifie pleinement, et n'est pas honteux de surcroit. De toute évidence, un grand moment de rock et d'experimentations bruyantes et psychédéliques, peut être un des sommets de cette encore jeune année.

lundi 7 juillet 2008

LEILA- blood looms and blooms


Titre impossible à prononcer pour un gaulois, Leila remercie pourtant des amis français dans la pochette. Saleté!Discrète dame longtemps collaboratrice de Bjork qui lui a offert son premier job d'après ses dires, Leila sort ces jours-ci un nouvel album remarquable après un essai chez XL qui fête facilement ses 10 ans. Passage chez warp pour cette bonne élève du clan de l'islandaise qui se calera ingénieusement dans la case des boards of canada en délivrant sur 14 titres une musique electronique mélancolique et riche en mélodies puissantes et psychédéliques-à l'image de cette fantastique pochette. La valeur ajoutée d'un album de leila, en plus d'avoir un carnet d'adresse qui lui permet d'inviter terry Hall (idôle de tous les quadras anglais puisque chanteur des specials) ou Martina Topley Bird sur son disque, c'est de savoir programmer intelligement ses machines pour ne pas tomber dans l'excès du bleep ou du glitch ou du craquement de d'épaules digitales chères aux poulains warp. Considérée comme une génie de la programmation, elle travaille le sillon tout en délicatesse en incrustant ses trouvailles de pépites rythmiques simples, mais jamais simplistes, et efficaces. Le dernier titre, referme magistralement l'album en montrant une facette très onirique du travail de l'Anglaise qui n'aurait pas dépareillé sur un album des residents. Et si Leila se déguisait avec un globe occulaire??