samedi 12 avril 2008

Envy - Abyssal (EP)

Tout a déjà été dit sur Envy. Je n'ai pas donc forcément l'envie d'expliquer en quoi le groupe a tourné la page de son hardcore emotionnel abrasif pour s'orienter vers d'autres contrées etc...
D'ailleurs si, je pourrais le dire, et vous demander d'aller vous torcher avec la jaquette, ce serait suffisant pour comprendre ce qu'il en est. Sachant qu'après, on pourrait nous reprocher d'encenser du Suprême Nique Ta Mère, je vais quand même m'attarder un peu plus sur cette sortie.
Je tiens à rassurer tout le monde sur le fait que je ne vais pas taxer le groupe de vendus pour avoir embelli leur aspect romantique et abrasif au fil du temps, et même si A Dead Sinking story n'est pas mon disque de chevet, il avait de forts beaux atouts. Un de ceux là était son son, complètement massif et explosif. Finalement, cet EP, il avait tout pour séduire, avec des incursions un peu plus rock n roll (All That's Left Has Gone to Sleep), des vocaux toujours aussi eructés et des mélodies bien senties. Mais il faut pas nous le faire, le coup de ressortir les mêmes plans du placard, et de les enchaîner avec un manque de cohérence je m'en foutiste hors du commun. Ils sont beaux les arpéges pour faire monter la mayonnaise, mais va falloir s'entraîner à battre des oeufs, parceque là on se retrouve plutôt avec un soufflé au crabe qui s'affaise comme des seins d'obèse menopausée. Et ils ont honte de ne pas lacher une sauce de moins de 4 minutes les bougres, à croire qu'une réputation progressive dans les compos les poursuit. Les gars, vous vous souvenez de l'époque ou vous alliez à l'essentiel, celle où vous rouliez pas des spliffs à longueur de journée pour composer des roulements sans aucune avancée. Sur Insomniac Doze, au moins vous aviez une identité post rock affirmée (assez indigeste m'enfin!), mais là vous n'osez même plus revenir aux fondements, malgré la timide envie qui pointe à certains moments. Et si vous vous passiez de ces spoken word emmerdants (ça nous suffisait sur le dernier Mogwai...)? Et puis si vous evitiez de tirer sur la corde shoegaze de temps à autre parcequ'à force de flotter, on va plus savoir quel est le réel effet de la mescaline.
En fait, vous avez juste peur de decevoir, en affirmant vos réelles envies de prendre au corps, par la rage et la violence, et de réellement l'opposer à la beauté. RIP Envy.
[Macho)))]

1 commentaire:

Raoul a dit…

T'as tout pigé gros, excellente chro