On a eu la reformation des jesus lizard. On les a même vus live. Ils nous ont même deboité. Ils nous ont fait penser qu'Iggy n'était qu'un satané faux crooner sur le retour. La relève venait du passé. C'était sans compter sur ce disque. Autant le dire, la formation ne m'excitait pas du tout avant. Mais alors là, ils assument le meilleur nom de groupe du monde. Avec une envie urticante de les enterrer, ils nous la font à l'envers. Le riffing est sans complexe, toujours plus rapide, toujours plsu ramolli, toujours plus bordélique, toujours plus braillard, toujours plus insolent. Pissed Jeans c'est un peu le même effet que lorsque t'as bu milles bières, que t'arretes pas de devoir secouer ta bite humidifiée partout , que ta vessie est en open source. King of jeans c'est surement le meilleur truc qu'il soit arrivé au punk depuis les jesus lizard. Ca meugle, ça envoit, c'est malheureusement (ou heureusement, on en sait foutrement rien en fait, et surtout on s'en tamponne) signé sur Subpop, et ça relève les lettres de noblesse du label. A l'heure où certains pisseux se pignolent sur les 20 ans d'un disque passéiste (Bleach de Nirvana), d'autres sortent leur disque majeur, qui fait l'effet d'un airwicks sur tes boules. Un putain de brin de fraicheur disrtordu, mélodique bluesy et noisy. Je comprends que l'iguane soit passé du côté merdique de la musique. Ses suiveurs l'ont définitivement enterré. Samedi, c'est bombe pipi.
jeudi 19 novembre 2009
Pissed Jeans - King of Jeans
On a eu la reformation des jesus lizard. On les a même vus live. Ils nous ont même deboité. Ils nous ont fait penser qu'Iggy n'était qu'un satané faux crooner sur le retour. La relève venait du passé. C'était sans compter sur ce disque. Autant le dire, la formation ne m'excitait pas du tout avant. Mais alors là, ils assument le meilleur nom de groupe du monde. Avec une envie urticante de les enterrer, ils nous la font à l'envers. Le riffing est sans complexe, toujours plus rapide, toujours plsu ramolli, toujours plus bordélique, toujours plus braillard, toujours plus insolent. Pissed Jeans c'est un peu le même effet que lorsque t'as bu milles bières, que t'arretes pas de devoir secouer ta bite humidifiée partout , que ta vessie est en open source. King of jeans c'est surement le meilleur truc qu'il soit arrivé au punk depuis les jesus lizard. Ca meugle, ça envoit, c'est malheureusement (ou heureusement, on en sait foutrement rien en fait, et surtout on s'en tamponne) signé sur Subpop, et ça relève les lettres de noblesse du label. A l'heure où certains pisseux se pignolent sur les 20 ans d'un disque passéiste (Bleach de Nirvana), d'autres sortent leur disque majeur, qui fait l'effet d'un airwicks sur tes boules. Un putain de brin de fraicheur disrtordu, mélodique bluesy et noisy. Je comprends que l'iguane soit passé du côté merdique de la musique. Ses suiveurs l'ont définitivement enterré. Samedi, c'est bombe pipi.
jeudi 12 novembre 2009
MASSIVE ATTACK-Zenith

ANTIPOP CONSORTIUM-maroquinerie

OXBOW-maroquinerie

mercredi 11 novembre 2009
Mobb Deep - Hell on Earth
Un homme à terre. Clairement un des disques les plus fascinants que le hip hop ait livré. Il y a des classiques indétronables de ce type, des disques intemporels, marquants pour une scéne. On pourrait en sortir quelques uns, vraiment prenants de bout en bout, vraiment ambiancés. Un beastie Boys, peut être, le Ol dirty Bastard, le premier Wu Tang, un Dälek (pour pas faire fan 90's blasé).Mais concrétement, ce Mobb Deep est un des brûlots hip hop urbains les plus noirs. Dälek, d'ailleurs pas forcément mal cité á l'écoute de ces samples issus de mondes musicaux divers. Je me souviens avoir parlé de Gravediggaz ici même, pour ce côté face dans le caniveau, et sourire du joker. Pour recentrer, hell on earth joue aussi dans le caniveau, les tactiques du zonard, mais avec aucun sourire, juste une profonde noirceur. Ce disque est rempli de nappes, de sonorités diverses, sur les deux flows d'havoc et prodigy, un violon par ci, un piano par là, sur un fond de crépitement de flammes. L'enfer est réellement sur terre.
Le constat est simple: avec the infamoux, mobb deep livre ses deux chefs d'oeuvre. Pourtant, les deux sont trés différents. Là où le precédent laissait encore place instrumentalement à la gaieté, ou au trip musical, voire dans les paroles a un espoir (relatif), ce hell on earth est sans aucune concession de bout en bout. Ambiance nocturnes des deux côtés, mais lumineux et endiablé sur ce second. Mobb deep joue énormément avec la répétition de samples stridents, abusément déglingués et bancals. Ceux ci agrémentent des rythmiques toujours pilon, axées sur pas mal de caisses claires.
Quant au flow, le duo s'échange aisément le micro, mais laisse aussi la place à quelques invités de marques: Method Man et Nas pour ne citer qu'eux. Dernier album avant de vendre son âme au diable, c'est surement l'effet que produit l'enfer sur terre.
Indispensable.
vendredi 6 novembre 2009
WHITE MICE- GANJAHOVAHDOSE

mardi 3 novembre 2009
Der blutharsch - Flying High
Toi et moi on a pris des pierres philosophales ensembles. On a entrevu les confins de nos peurs, pour mieux les tuer dans l'oeuf. Ensembles. On est arrivés à incarner notre esthétique rock n roll ultime, dans un rock industriel bardé de wah wah, sorte de Jimi Presley defoncé, complétement debridé. Der blutharsch avait peu à peu cassé la glace, pour s'enfoncer de plus en plus dans une folie énergétique psychédélique.You and I we're Flying high. Notre épitaphe. N'ais pas peur baby, tu ne te rends pas compte que l'on planne juste complet. Lily Marleen est enterrée, les soldats aussi, et nous marchons mains dans la main dans ce cimetière guerrier, complétement stones, complétement highs, avec un sourire plus grand que l'holocauste. C'est juste toi et moi, complétement defoncés.
C'est aussi une belle poilade, pas forcément évidente au début, laborieuse dans ses retranchements, difficile à se mettre en place, car porteuse de sens. On a vus nos limites humaines, spirituelles, les possibilités se sont ouvertes en même temps que notre cerveau. Décuplons les possibilités, mais assumons les angoisses qui vont avec. Si tu tiens fort ma main, rien ne se mettra au travers de nous.
Beau comme un ours abbatu, sale comme une bourgeoise s'asseyant sur un vélo sans selle, mortuaire comme une procession de fourmis portant une miette de pain, kitsh dans certains effets comme du depeche mode plus qu'assumé, punk comme iggy sous prozac, Flying High en somme.
[bleu] - Sincère autopsie de la finesse
Le bleu comme couleur du vide, le bleu en contraste avec le blanc, représentant surtout la mer et le ciel, par symbole, donc pas grand chose. Associations d'idées manquantes, abstraction pure, le bleu comme un élément clinique. "La vie se trouve ailleurs". Les lignes continues se superposent, en couches, jamais trop pleines, fières d'une linéarité additive. Un bleu à la Reich, plutôt Steve, axé sur l'itération de lignes brisées, avec en arrière plan ce piano entêtant.Mais là où la pulsation était un prémice du futur mélange électronique, chez ce bleu là, l'electronique est un prémice de la future pulsation. Les armes sont différentes, le combat est clairement opposé. La digestion des contemporains leur permet d'orner leur rock. Alors c'est peut être là le péché mignon. L'ornementation à outrance. Pour ce premier jet, ils n'ont pas fait dans l'étron. Réfléchi dans les moindres recoins, les choix soniques ont été largement travaillés. Minutieux et surement pas minus(ieux) dans le labeur, bleu peut se targuer de quelque chose de clairement soigné. Pourtant, cette production irréprochable se file vers des contrées plus assumées lorsqu'avance l'animal. Bleu se livre au fil des morceaux. Leur temps temps temps temps temps est le single, agrémenté d'un clip vidéo magnifique, et cette façon stakhanoviste de jouer se délie petit à petit, vers quelque chose de plus personnel, plus fin et plus bas ventral. Soniquement parlant, ils jouent la carte de l'apocalypse bruitiste avec une attitude révérencieuse (l'hommage à Pierre Henry joue cartes sur table). Brumeuses est un brulôt complètement maitrisé, où le son gagne à être plus qu'indécent, où le piano n'est plus qu'une abstraction vivante, où bleu s'éloigne de la côte pour livrer un paysage désolé, proche d'un fennesz dernière période, où la batterie de manu (pas le malin) se fait moins retenue, moins cymbalistique, plus martiale.
Clairement l'effort peut être salué pour ce premier jet, entre dégueulis sonore soigné, sorte de vomis dans une soirée rallye, entouré de bons intellectuels. Bleu est passé à côté d'un effort sigur rosien passe partout, laminé par la baverie mièvre qui aurait pu en découler. Mais la qualité des choix, des ambiances, l'envie de bien faire, de maraver le rotary musical, pousse loin le bouchon d'une esthétique contemporaine qui prend aux trippes. Les choix des chants, du format, des contrées visuelles s'impose aisément.
Bleu l'a trés bien compris. Le duo a envie d'en découdre avec leur fascination pour la musique contemporaine, les écrits qui en découlent, les associations de malfaiteurs artistiques où tout s'accorde: visuels, écrits, et sons.
En didascalie l'attitude à adopter: déconnecter myspace (où leur démo est en libre téléchargement (içi), arrêter de squatter les channels intellectualisants, et continuer leur quète d'absolu artistique, sans aucune frontière, cette fois ci dans des prestations live debridées.
Car c'est là bas qu'on les attend, et que quelque chose d'encore plus prenant se passera.
mercredi 28 octobre 2009
Massive attack - Heinken Music Hall (Amsterdam)
Ca commence par Martina Topley Bird, invitée par Massive attack sur cette tournée pour interpréter certains chants. Franchement, autant Tricky a l'oeil sur ses disques, et ses vocaux sont sublimes sur Nearly god, ou maxinquaye, mais là, à part une sorte d'ersatz de björk en mode chiant, je ne peux penser qu'à Camille, du genre "je joue avec mon loop system, et putain qu'est ce que c'est fun".Par contre Massive Attack, c'est la guerre promise. Déjà, je les plains du son, méga aigu, qui modelera leurs chansons vers certaines contrées qui ne leur correspondent pas trop, un manque de grave marquant sur les plus anciennes chansons. Mais sinon, de A à Z ils maitrisent leur sujet. En passant des contrées les plus électroniques et limites dansantes de leur discographie, au côté le plus sexuel de Mezzanine, en passant par leur aspect le plus enfumé (safe for harms ou Karmacoma), le groupe se ballade au gré des ambiances urbaines de leur musique du monde, synthétique et libre. D'une richesse inouïe sur le son, 3D se révèle le véritable chef d'orchestre de ce crew dejanté (quand même une douzaine de têtes au total, pour une orgie sonore à aucun moment proche de la bouillie).
On retient Horace Andy en tête des vocaux qui soufflent, avec une attitude classieuse pour un défoncé de la soixantaine, qui impose gestuellement autant que vocalement, avec une envie et une joie scénique. On oublie pas Shara Nelson qui livre une prestation endiablée qui renvoie Erykah Badu dans les platines de mon collégue. Quant à 3D et Daddy G, ils se passent aisément le flambeau, l'un en fond sonore permanent, l'autre en crooner endiablé.
Le crew en impose au long de ce concert bien carré, visuellement familial et plein de gaieté, et les nouveaux morceaux se révèlent bien plus électro, mais aussi bien plus chauds que sur 100th windows. A part splitting the atom, sublimée en live, on retiendra un morceau plein de claviers, proche d'un prodigy d'invaders must die, enveloppé d'une ambiance à la dälek.
Rêveuse, l'ambiance l'est clairement, bardé d'un fond bien sexuel, et surtout une nostalgie à toute épreuve á l'écoute de morceau comme riginson, angel ou inertia creeps.
Le bouchon est poussé encore plus loin lorsque le crew revisite un teardrop tubesque en une version plus epurée, plus intimiste, où l'on retrouve la martina topley au chant. Osé, mais gagnant, pour cette chanson devenu generationelle.
En conclusion, on aurait eu Tricky, ça aurait été le paradis.
jeudi 22 octobre 2009
DÄLEK & ODDATEEE- Mains d'Oeuvres

vendredi 16 octobre 2009
YOUTH:KILL - 21

mardi 13 octobre 2009
Saycet - One day at home
Roi des textures. Clairement l'onirisme musical à l'état brut, baigné par un parterre d'influences à applaudir, plus que digérées. La scéne électronisante française est décidemment plus que talentueuse. Saycet livre avec cet album une sorte de mini conte candide, bourré de textures musicales à tiroirs. Une sorte de voyage dans une poupée russe, où les sonorités s'imbriquent avec une richesse mais surtout une évidence mélodique plus que bienvenue dans une scéne ou le beat devient le maître. Saycet c'est un peu le conteur qui arrive à faire passer une histoire grise et noire pour quelque chose de cristallin et rassurant. Au gré des textures, au gré de cet album qui enveloppe et transporte, qui ne s'envole pas vraiment, mais s'enfonce à pleins de moments, au gré de glitchs stridents et de rythmiques tubulaires. C'est un peu une sorte de coma cotonneux vêtu de spasmes, peut être proche d'un ambiant à la Fennesz qui aurait copulé avec Coil pour son approche onirique, voire avec un Ez3kiel période Naphtaline pour son côté sous prozac. Clairement ambiancé au maximum, ce disque de Saycet se révèle au gré des approches, se montre sous des jours lumineux mais aussi nostalgiques, au gré de rythmiques saupoudrées sur des nappes célestes. Saycet c'est aussi une richesse dans l'architecture, où l'addition sonique se solde aisément dans un coton jamais spasmophilique. La douceur à l'état pur. L'écrin confortable.
mardi 6 octobre 2009
PAN SONIC- maroquinerie.

mercredi 30 septembre 2009
Daïtro - Y
Ils le disent eux même."Et si jamais tu peux partir." On essayera pas de les en dissuader...
Ps : A tous ceux qui penseront que je la joue facile, dites vous que je pense pareil du groupe. A tous ceux qui se demandent pourquoi je prends la peine de poser cette tache comme article, dites vous que je suis allé jusqu'au bout du disque, ça méritait bien au moins ça.
Et au passage, à tous ceux qui lisent, bien le bonjour. (sick)
KING MIDAS SOUND- Dub heavy-Hearts & ghosts

mardi 29 septembre 2009
Ice - Bad blood
D'après vous, quels sont les meilleurs projets de Justin broadrick? Clairement ceux avec Kevin Martin. La question inverse est elle vraie? Peut être moins, mais clairement God, techno Animal ou Curse of the golden vampire sont autant d'exemples de collaborations plus que réussies, déjà cultes. Quant au projet Ice, sur ce dernier disque il s'éloigne des objectifs initiaux, et surtout de son grand poucet de frère qu'est God. Dans cet objet il y a tout, mais surtout ce que l'on y attendait pas forcément. Il y a les meilleurs côtés du groove rampant de l'ami broadrick, sorte de version dub et cradée d'un hip hop amollie au son des samples dejantés qui ravivent les hostilités à tous moments du disque. C'est un peu la version de Songs of love and hate in dub de Godflesh complétement ramollie au gré des joints del'ami tricky, et ravagée à coups de couteaux sur tous les détails. Ce groove lancinant est rehaussé par une production purement dantesque. Clairement un des meilleurs sons que j'ai entendu sur un disque etiqueté hip hop, la justesse du propos est déroutante, les percussions se font maladives, les samples et les attaques n'en deviennnent que plus frontales. Ce bad blood c'est un peu le batard qui te traque avec son cutter mais qui est trop defoncé pour te courser si jamais tu te mets à détaler. Alors ouais il est effrayant et edenté, mais qu'est ce qu'il rame. Et cette production est ravivée par pléthore d'invités, allant de El-P de Company Flow à Blixa de Neubauten ou Nick Cave. Alors a la fin ce groove, cette justesse sonique et ce malaise urbain encore plus puissant que celui de techno animal te laisse clairement KO. Ce disque est peut être une des meilleures choses auxquelles aura participé broadrick, et surement un des disques les plus menaçants que le hip hop ait pu écrire.
jeudi 24 septembre 2009
KICKBACK-No surrender

mercredi 23 septembre 2009
Om - God is good
Leur Allah Akbar. Le OM de Variations on a theme est loin, trés loin. Dieu est grand et partout. Encore une fois un format court pour cette nouvelle livraison. Le 7' sorti sur Subpop annonçait déjà la couleur de la nouvelle mouture avec Amos de Grails. Encore plus loin dans le pélerinage, dans la spiritualité. Ce god is good est surement le plus religieux des OM, mais aussi le moins OM des OM. Paradoxalement plus varié, plus senti, plus rempli, plus sirupeux et sinueux. Il nous perd d'ailleurs parfois. Thebes est surement le morceau qui rapporte tout seul les suffrages, dédale incantatoire qui s'ouvre sur des sonorités orientales (grande avancée et invention , surement apport d'Amos, de ce dernier disque). Thebes se termine d'ailleurs sur du OM pur jus, le OM que l'on avait découvert il y a de cela quelques années maintenant, et qui nous avait conquis par sa manière bien personnelle de jouer sur les itérations et les distortions.Paradoxal serait finalement le mot. Car au fond ce God is good va plus loin que tous les précédents disques, et cela est surement un point fondamental dans l'avancée d'une entitée vouée à tourner en rond. Mais en allant si loin, en s'égarant sur divers sentiers, en se joignant a plusieurs pélerinages, en se convertissant, OM perd surement de son monolithisme et donc d'une partie de sa grandeur. On a à faire a un grand disque pour sur, musicalement accompli et abouti, mais à un disque qui de par sa grandeur frustre un peu. Car à la base OM est une transe, une extase mentale et sonique qui effraie par son coté initiatique. Içi on ère encore dans une formation religieuse, à tâtons, et mis à part le morceau d'ouverture, les autres sont des boutures sur lesquelles fleuriront surement d'autres idées, mais qui auraient gagné à être developpées, pour être abouties.
mardi 22 septembre 2009
BEASTIE BOYS & NAS- Too many rappers 12"

jeudi 17 septembre 2009
PRODIGY- Rock en seine

jeudi 6 août 2009
GREYMACHINE-Disconnected

mercredi 5 août 2009
Joy Division - Closer
C'est surement facile. Pour ça qu'on m'apelle l'espagnol consensuel. Par contre ça a beau être facile ça n'enleve rien de la qualité de la chose. Un des plus grands albums du post punk, un des albums fondateurs de la cold wave, l'album point de non retour. L'album qui a tué Ian Curtiss, l'album où la dub fait son apparition. Closer est un epitaphe, closer est Joy Division. Closer a fait disparaitre tout ce qui restait d'optimisme chez le groupe. Joy Division c'est surtout Ian Curtis, c'est surtout cette personnalité pas forcément bien retranscrite dans le film Control, pas forcément bien retranscrite dans 24 hours party people, pas forcément bien retranscrite par moi même. Ian Curtis finalement insuffle à Joy Division tout son mal être. Au gré de rythmiques répétitives et simplistes, de riffs mélodiques, et de touches de claviers qui deviennent importantes sur ce disque, le chant se fait grave. Une ombre qui plane au dessus des morceaux. C'est là où je dis que c'est facile. Facile de comparer Closer avec la mort, facile de dire que cet album l'a précipité vers son suicide. Puis on en veut des icônes mortes. Ca rend tout de suite le rock n roll plus crédible, plus historique, plus vivant.Mais au delà de cet aspect vendeur, closer est un manifeste. Un appel au secours. Closer est le moment où tu sens que toutes tes forces te quittent, que tu sens que tout ce que tu vis devient insupportable. Lorsque tu as perdu la flamme de la résistance. Lorsque tous les éléments deviennent insupportables et affligeants. Closer porte le fardeau de la vie, de la réalité. Celle ou tu seras tout seul, où tout ce que tu sèmes aura une répercussion bien plus forte que tu n'aurais pu l'imaginer, parceque tu es faible. Cette réalité qui te rattrape. Closer est la dernière étincelle de force avant que tu décides de tout lacher. Closer c'est ton dernier appel au secours sincère, avant que tu ne te renfrognes sur ton propre masque, et que tu ne laches plus rien. Closer c'est la dernière fois où tu as été sincère.
mardi 21 juillet 2009
YOUNG WIDOWS/MELT BANANA-split 7"

lundi 13 juillet 2009
Nonstop - J'ai rien compris mais je suis d'accord
Frédo c'est ton meilleur pote. Malheureusement pour toi (ou pour lui visiblement), il est en hôpital psychiatrique. Alors tu le visites de temps en temps. A chaque fois, il te raconte des histoires. Toi, tu t'empresses de les noter, car tu veux les méditer à la maison. Et t'as raison, parceque tu comprends pas grand chose à ce qu'il raconte. Déblaterrer des abérrations, énumerer de manière cohérente. Le problème avec ton pote Frédo, c'est qu'il est fou, et lui il le sait, il l'assume. Alors il déconne avec, rebondit avec les mots, joue avec ton cerveau. A chaque fois que tu ressors de ces visites, c'est un peu la fanfare dans ton crâne. Une fanfare hallucinée, à la gloire du retournement cérébral. Les boucles électro bondissent, reviennent en boomerang, tapent sur un beat qui lui même écrase des riffs de guitare (à parier qu'il y a Serge de Noir désir la dessous...). Ca virevolte, le ton qui avale des cigales, dans ton cerveau en maillot de bain. T'as plus qu'à te rhabiller d'ailleurs. Puis les premières visites, elles t'emmerdent un peu. Il te présente ses potes: Flipper le dauphin, Carlos et ses chemises hawaïennes, R2D2 le robot cuistot expert en brochettes. Frédo c'est un garnement. Après, il tisse des histoires dessus, il a le don de t'embrouiller. Déjà que cette fanfare te ravage le crâne, si en plus il faut disséquer ce qu'il essaye de te dire... Alors ouais, au début il parle mais tu l'écoutes pas. Puis peu à peu c'est l'hypnose, ses talents de conteur t'ouvrent l'apétit. Tu mélanges un peu tout d'ailleurs. Une histoire de batman qui mangeait une ostie, ou de marathon dans les orties... Enfin, tu sais plus trés bien. Mais quand les mots, le message commence à devenir insistant, tu commences à comprendre que c'est sûrement pas Frédo le fou, mais toi, eux. Frédo, il apelle appelle au secours, sous son côté cynique branleur. Frédo, il te met en garde. Frédo, il te propoe d'inverser le miroir pour voir les choses dans le bon sens. De suite, tes visites elles deviennent moins drôles. T'as un peu peur quand tu vas le voir. T'essayes de le calmer, de le rassurer, mais au fond c'est toi qui finis par appeler à l'aide. Parceque t'es paumé, parceque t'as peur, parceque ca te file la nausée de réalisme. Parceque comme l'étranger de Camus qui comprend pas trop ce qu'il lui arrive, comme Céline, comme Ionesco, toutes ces absurdités sont des gros molards et finissent par te mettre d'accord. D'accord pour réaliser, pour assimiler que c'est pas drôle, que c'est pas un divertissement, pas un match de foot, pas un grand spectacle. C'est la télé nationale présentée par des castors cannibales, c'est ta famille bâillonée et sodomisée en direct devant toi. Ton pote Frédo, il va plus loin que son pote ado Michniak, il va plus loin que ses oncles maboules Diabologum. Il a vraiment tué quelque chose, qui n'est même plus de l'art, et quand bien même ça en serait, on s'en foutrait. Ton pote Frédo, il t'a fait prendre conscience que c'est toi qui es à l'hôpital, et eux. Et tu veux des frites avec, connard?
mercredi 8 juillet 2009
Deftones - White Pony
Tout le monde s'est retrouvé face à ce poney blanc au moins une fois dans sa vie. D'accord, ce n'est en effet pas un gage de qualité. Pourtant elle est bien présente car ce disque représente le tournant d'un groupe prodige qui a anticipé sa propre mort en donnant une suite à un Around the fur pas forcément exempt de tout reproche. White Pony est surement le moment où Deftones, groupe de fans divergents: entre un guitariste coreux qui assume son côté néométalleux, "je joue sur une 7 cordes et je droppe mes accords pour etre plus lourd", un chanteur fasciné par la scéne new wave et les musiques plannantes, un batteur plus accro aux musiques cérébrales ou alambiquées, et le tout formant une belle bande de branleurs defoncés; arrive à faire du deftones. Alors oui, ça donne la sensation d'être accouché dans la douleur, surement pour converger vers un point d'accord pas forcément évident, mais aussi et surtout car ces types là sont les plus gros fatigués de l'histoire des studios. La magie opère, le feeling dépasse l'etiquette et les influences sont sagement dispersées et digérées. C'est aussi l'apport indéniable de franck delgado, poseur d'ambiances essentielles au deftones post white pony, joueur de textures de génie et allongeur d'inspirations soniques. C'est aussi Abe qui affirme enfin son sens du jeu, sa frappe nette mais plannante, aérienne et cyclonique. C'est par dessus un Moreno flottant sur un disque de manière plus qu'inspirée, posant des textures vocales qui restent avec les nappes de delgado les rassembleurs premiers du groupe. On passera outre le besoin de Carpenter de jouer ses riffs typiques, qui restent tout de même plus durcissants que dans les efforts précédents.White Pony c'est aussi des morceaux d'une rare puissance, je pense au feat de Maynard (rien que ça) sur Passenger, à l'épique Pink maggit, à l'étrange teenager. Deftones est un groupe de rock,la droite lignée des Smashing pumpkins, l'héritier de la beauté simple,de la séduction immédiate. Depuis ce disque le groupe n'aplus rien à se prouver, à chercher. Deftones c'est l'ado qui tombe amoureux alors qu'elle est déjà partie, la souffrance du vide surpassée par un paquet d'idéaux, la croyance en l'avenir toujours sur la brêche, des surdoués bien cultivées...qui livrent avec white pony leur manifeste. Beauté romantique, écrin surprenant. A ne pas refouler sous pretexte que c'est ton passé, tout comme mellon collie and the infinite sadness, ce disque est encore là, et la suite le prouve.
NIN-zenith

lundi 6 juillet 2009
Sonic Youth - The eternal
Un joli cassage de collection. Un joli "t'aurais mieux fait d'acheter le vynil". Un joli "on a changé de structure, ça se voit même dans ton étagère". Vous l'aurez compris, les disques qui se veulent le remplacant du vynil ça me gave, surtout quand c'est un Sonic youth. Pourtant l'artwork est vraiment loin d'être dégueu, un peu fouilli, mais pas moche. Une sorte de pot pourri de différentes versions artistiques, du tableau sea monster tronant au milieu comme sur la galette, thématique récurrente d'un album axé sur l'eau, la vie flottant comme un bateau (leaky lifeboat) au désert gris angoissant ou tronent les montres (pour le coup pas du tout flottantes, bien imposantes comme des épées de damocles sur la tête de vieux dinosaures, en passant par les enfantins délires au crayon de couleur, dignes de gosses de 2/3 ans.Cohérent finalement. Ils tremblent les Sonic youth. Parceque même lorsque la musique n'est qu'un hobbie, et que tu n'as plus rien a te prouver ni à toi même, ni à ton public, ça doit foutre les jetons de s'aventurer en studio quand on s'appelle Ranaldo,Moore, shelley et Gordon (plus maintenant Ibold, ex Pavement, pote de route de Gordon dans son groupe de poufiasses survoltés). Et ya pas de quoi finalement. Car c'est lorsqu'on les a les moins que ça se passe le mieux. Et lorsque l'on ne cherche plus à contenter qui que ce soit, si ce n'est soit même. Car Sonic Youth ne contentera jamais tout le monde, entre les râleurs qui les ont lâchés il y a bien longtemps, ceux qui les ont recupérés sur le carreau, ou encore ceux qui disent que ce groupe ne sert tout bonnement à rien, les seuls qui ont raison sont les gamins qui vivent dans le sein de ces musiciens qui ont révolutionné la musique rock.
Enfantin, puéril, mais tellement alambiqué et adulte, tellement protéiforme, plein d'humour, plein de gaieté, sautillant, punk, enlevé mais grave. The eternal est rempli de riff ténus et teigneux, un brin tenace sur la longueur, made in thurston, le métalleux refoulé de la bande, plein de mélodies toutes plus enchanteresses les unes que les autres, de distortion savamment agencée, de structures eclatées, de passage de micro à trois, de copulation rythmique a quatre, de délire sonique tous seuls et accompagnées, de pop song writing inspiré. The eternal c'est un peu ce bric à brac tellement bien rangé, tellement limpide, tellement évident, d'entrée, mais encore plus sur la longue.
C'est aussi et surtout cet enfant dans ce corps d'adulte, ce doux rêveur qui nous parle comptines et espoirs avec une voix sexuelle orgasmique (et oui, Kim Gordon devrait definitivement chanter plus, Massage the history le prouve, she's the one, c'est elle qui porte la culotte). The eternal est définitivement ni la suite, ni le retour, ni la boucle, ni le renouveau, c'est un disque de rock n roll, qui n'irrite pas par sa perfection, qui ne déborde jamais par son trop plein, qui reste assez pop pour ne pas réediter, mais pas assez pour ne pas réediter, qui reste assez punk pour pas réediter, mais pas trop pour ne pas réediter.... vous m'aurez compris non?
The eternal c'est le truc que t'attendais pas là, qui ouvre juste grand ta bouche pour en tirer le plus grand sourire béat que t'ais tiré depuis... Chrome dreams II de Neil Young? Ouais, c'est un peu ça.
lundi 29 juin 2009
SUNNO))) & PANSONIC- Che 10"

lundi 22 juin 2009
VISION OF DISORDER met le feu en enfer.

samedi 20 juin 2009
THE WASHINGTONIANS-s/t

vendredi 19 juin 2009
COALESCE-Ox

vendredi 12 juin 2009
HINT- 93-99

BRUTAL TRUTH-Evolution through revolution

Brutal truth s'étaient séparés en laissant derrière eux une poignée d'albums qui tous, sans exceptions, ont une valeur particulière pour les fans. Le premier reste le préféré de la frange plus death classique, assomée par la violence et l'armée de classique qu'alignaient l'album. Need to control presentait une première ouverture vers la bizarrerie, à mi chemin entre un début de carrière et une sutie plus experimentale qui s'illustrera à merveille sur le dernier jusque là, sounds of animal kingdom et sa pochette qui rentre facilement dans le top des plus laides de l'histoire. Production poisseuse signé Anderson, Brutal truth saluait son public avec un album des plus étrange, déstabilisant. Au milieu vegète un double live chaotique et un EP, kill trend suicide culte. L'annonce du retour de la formation culte, débarassée de son guitariste historique, Grun, a fait son petit effet et une tournée a permis de vérifier ce que l'on avait pu imaginer alors: BT reste les maitres du Grind core surpuissant, et l'age et les kilos n'ont pas eu raison de la puissance de feu du combo. Armé d'un nouveau guitariste qui a moins à voir avec un death metalleux classique mais plus avec un texan en boots qui joue du hardcore, Brutal Truth sort son nouvel album après un silence de 10 ans-et ils ne sont pas les seuls chez relapse dans cette situation. Certains se posent la question: quelle est la pertinence de Brutal truth en 2009, après Dying Fetus, Nasum, Agoraphobic nosebleed, Kalibas-dont est issu le nouveau guitariste ici présent, pig destroyer, crowpath? Et bien c'est clair dès la fin de la première minute. On a là les maitres du grindcore. Qu'on aime ou pas le genre si particulier, BT affiche une forme olympienne et ils sont clairement en haut du panier dans le genre. Le son est moins poisseux que sur sounds of animal kingdom, plus précis, permettant cette fois-ci à tous les membres de s'amuser dans leur cour de jeux respective sans aller taquiner le voisin en le perturbant via le magma orchestré. Niveau composition, Brutal truth se présente à son top: compositions alambiquées, changement de rythmes, cassures des phrases, variété du registre servi par une éxectution parfaite. Le petit dernier du clan n'a pas peur, et impose son jeu précis qui sait parfois aller voir dans des registres plus éloignés, comme le hardcore ou le sludge le temps de breaks ou de morceaux plus lents, imposant BT comme une entité grind des plus particulière, unique, barré. Finalement, le quartet n'a peut-être pas besoin d'être qualifier de Grind. Entre la complexité, la richesse, la folie inhérente à la fusion de tels musiciens (les lignes de basses parfois trash, les rythmiques, mais aussi la voix de Sharp, le bouseux alcoolique le plus cintré du rock) ne sagirait-il pas, tout simplement, d'une forme explosée de punk?
GEISHA die verbrechen der liebe

VENETIAN SNARES-Sabbath dubs 10"

CULT OF THE 13TH HOUR- Wickedness 12"

Kevin se disperse: il sort de façon anonyme ce 12" sur souljazz accompagné de spaceape, le même qui avait enregistré au coté de KODE9 l'excellent memories of the future pour hyperdub. Mais kevin reste cohérent, sous ce fourreau militaire, demeure un morceau de dubstep assez classique, up tempo et presque dansant. Sirène, beat enlevé... et une version instrumentale en face B. Finalement, on en revient au début: on attend d'autres disques; K-MART se disperse.
THROBBING GRISTLE- The Third Mind Movements

PIXEL-the drive

lundi 8 juin 2009
The Warlocks - The Mirror Explodes
Quelque chose était jusqu'au boutiste dans Heavy deavy skull lover, laissait transpirait un desespoir facile a discerner, easy listening dans les mélodies. Les warlocks font partie de ces groupes nouvelle génération, bercés par de grandes influences, qui façonnent à leur forme la nouvelle mouture du rock psychédélique. Ca shoegaze un peu par ci, post punk un peu par là, mais gémit beaucoup. LEs warlocks sont la version mid tempo du brian jonestown massacre sur cet album, la version descente de drogue, la version chimique et fatiguée. Ça prend plutot, surtout pour la maitrise sonore de l'ensemble, ça sent un peu le démaquillant, et ça gémit toujours autant qu'á l'accoutumée. Des fois on a envie de dire "ta gueule", et des fois cette ambiance nous enveloppe et nous accueille. Le groupe n'a de toute façon plus rien à dire, et la mélancolie qui enveloppe the mirror explodes est rêveuse, matinale, là où la rougeur du précédent était clairement nocturne. A conseiller pour ceux qui aimaient le groupe, où cette bande de new rockers assoiffés de revival, mais tout de même largement décu par cet effort sans grand interêt.
AKRON/FAMILY-Set 'Em Wild, Set Em Free

ISIS-wavering radiant

Wolves in the throne room - Black Cascade
Entre mythe et réalité. Là où on les attendait depuis ce Two hunters qui avait crée le mythe. Indissociables avec la nature. Une ambiance largement plannante, aérienne, et pourtant assez terrienne pour rester black métal. Le fils De drudkh, Neurosis et Skepticism en version rapide. Skepticism pour ce son grandiloquant, bourré de riffing épique et lumineux, parfois proche de textures claviers. Le black metal de Wolves in the throne room ne se rapproche définitivement pas des grands noms du sympho masturbatoire, se touchant sur des structures. Bien plus axé sur les émotions, sur les répétitions de mélodie, sur cette limpidité et cette simplicité des chansons. Une production magnifique, rendant grâce à une rythmique binaire, à des claviers qui (sup)portent le tout, à un riffing bestial et lancinant fait de ce Black Cascade le digne successeur, où surpasseur de Two Hunters. Là où le précédent surprenait un minimum, même pour le fan de drudkh (une influence claire du groupe), Black cascade va encore plus loin et brasse une quantité de sons éloignés du carcan black metal de base. Jamais la violence ne prend le pas sur le reste, jamais un élément n'ecclipse l'autre et cette bande de hippies illuminés se perdent dans un dédale de quatre compositions toutes plus axées sur la beauté originelle des ambiances. On se perd dans le riffing, le groupe insiste sur des répetitions mélodiques, les broie et les aggrave pour ne jamais en terminer. WOlves in the throne room est ce groupe que l'on remerciera pour réaliser nos fantasmes, celui où l'on demanderait qu'une mélodie ne s'arrete pas, qu'une chanson se rèpéte et que la durée se chamboule. La contraction du temps par le son, de manière à créer la transe. Au final il ne reste peut être pas grand chose de black metal dans ces 4 paysages de métal beau et lourd, lancinant comme un coucher de soleil au milieu d'une clairière, sombre comme un feu s'éteignant dans la noirceur la plus totale, mais lumineux comme une colonies d'étoiles au dessus de nos têtes. WITTR c'est un peu ça, les `pieds dans la terre, mais la tête au ciel, les racines de noir métal, mais sublimées par une ouverture d'esprit radicale bien plus passionnante que la plupart des groupes de la scéne, où le folklore en vient à ecclipser les fondements même de la musique. Je pense au dernier Blut aus nord, même si joli en soi, ravagé par ce côté kitsh épique, ou au OM de Negura Bunget. Une cascade de noirceur s'écoulant dans un bain d'étoiles. Sublime et abouti.
mercredi 3 juin 2009
Sonic Youth - Les éternels
Le tournant s'était donc fait sur un Washing machine bancal mais réussi. Pourtant c'est uniquement trois longues années aprés ce précédent que sort A Thousand leaves. Trois années pendant lesquels Sonic youth a sorti les trois premiers SYR sur son label expérimental, trois longues années pendant lesquelles ils pensaient avoir tout dit, pendant lesquelles leur seule sortie sous le nom de Sonic youth restait un live batard, rejouant pas mal Sister et des covers des Ramones. Alors A Thousand Leaves est important pour le groupe, et son virage arty pop se montre encore plus extrème. A la base ce disque se devait d'être instrumental, peut être même un SYR. Le son se fait bien plus brouillé, moins direct, moins rock n roll, largement moins mainstream que sur goo ou Dirty. En quelque sorte une sorte de SYR batard, que l'aspect pop certain propulsera sur les sorties estampillées SY, et où le chant se posera à pleins de moments. Disque de musiciens, disque d'artistes, ATL réalise le rêve que Goo avait tué, en replongeant dans les origines d'un groupe jouant d'abord et surtout sur les larsens et les ambiances, avant de livrer quelque chose d'immédiat.Sonic Youth - NYC, Ghosts and Flowers (2000)
Immédiat ne sera pas celui ci non plus. Hommage à la ville qui aura vu naître et éclore toute une scéne, avec eux en tête de file, hommage à ce pot pourri artistique avec comme pochette un tableau de William S burroughs, un des poètes beats. Toujours aussi aventurier, aussi peu facile à rester en place le groupe va encore plus jouer sur l'épuration des formes, pour livrer un disque froid à l'exterieur mais pleins d'émotions à l'intérieur. Fort de nouvelles influences plus post rock (je pense à Slint passé par là), mais aussi en jouant encore plus largement surles distortions (même les voix sont parfois modifiées). Pourtant malgré cette apparence brute, ce son froid, lesmélodies sont d'une beauté déconcertante, peut être comme á l'époque de l'album éponyme, à l'image de la ville de New York, austère et froide, mais grouillante d'une vie. Aprés avoir dit adieu au vingtième siècle sur leur SYR 4: Goodbye to the 20th century, Sonic youth rentre dans le 21ieme siècle en continuant son exploration des sons, et en étant là où on ne les cherchait pas.Sonic Youth - Murray Street (2002)
Et encore une fois c'est là où on les attendait le moins aprés ces deux albums plus austères qu'ils seront. Cette fois ci en quintet, avec la présence de Jim O'Rourke, musicien touche à tout ayant plutot une formation jazz/noise, ayant joué à la fois avec Derek Bailey ou Stereolab, et producteur du fou tony conrad ou des krautrockeux de Faust, le groupe revient avec son disque le moins enlevé et le moins passionant de toute sa carrière. Ne pas dire que tout est délaissé, que les expérimentations sont mortes, car ce disque présente des morceaux plutot longs, avec des structures trés alambiquées, sur la recherche des instruments et des canevas mélodiques. Les voix sont bien plus mises en avant, et leur feeling pop se dégage majoritairement, laissant de côté la rage sexuelle typique des vocaux, se calant sur un riffing rock n roll. Ici , beaucoup d'arpèges, et les disrtotions se font sages, mème si bien entendu présentes. Le tout est maitrisé, et fait trop disques de musiciens pour sonic youth, on a la sensation d'avoir à faire à leur disque de prog pop, de post pop/rock, bien entendu trés intelligent, toujours juste mais rapidement lassant et ereintant sur ses 45 minutes. Surement l'album le moins réussi du groupe...Sonic Youth - Sonic Nurse (2004)
...mais aussi un des virages essentiels. Effectivement, sur Sonic Nurse, le groupe digègre ces éléments progressifs et plus pop du son, pour le sublimer. Sonic Nurse n'a de pop que...pas grand chose. Le son est sec, racleur, bien plus maitrisé que sur goo par exemple, et bien plus vivant que sur le précédent effort. UN artwork magnifique cache un disque trés sexuel, surement le plus chaud du groupe dans ses sonorités. Cachées au gré de mélodies trompeuses, une quantité énorme de sons se greffe au canevas de guitares et d'effets. Kim Gordon est LA réussite de ce disque, avec un côté vieilli encore plus chaud qu'avant. L'album aurait d'ailleurs gagné à n'être uniquement chanté par elle. Sonic Nurse est surement le disque de la période moderne du groupe le plus interressant, car à la fois accessible mais pleins de détails, fourmillant d'idées et surtout faussement pop. C'est aussi le dernier album sur lequel participera Jim O'Rourke. SOnic Nurse sublime les trois précédents efforts, qui aboutissent tous à celui ci. ENcore une fois l'assemblage d'idées, de touche à tout passé se comprend et se digère dans cet effort central du groupe.Sonic Youth - Rather Ripped (2006)
http://beyondthenoize.blogspot.com/2008/09/sonic-youth-rather-ripped.htmlSonic Youth - The Destroyed room: B sides and rarities (2006)
Compilation de raretés, d'instrumentaux en majorités, qui rasasient la soif de certains fans du groupe à entendre quelque chose d'autre que des morceaux immédiats, ceux là même que rather ripped ont plus que déçu. D'ailleurs, je les encouragerais à écouter les SYR, surtout que le 6 était recemment sorti sorte de déluge de percussions psychédélique, héritage du A saucerful of secret des Pink Floyd. Alors cette compilation est pas forcément utile, mais largement jouissive pour certains points nous rappelant le disque éponyme du groupe, et cette capacité à maitriser les instrus comme aucun groupe. Itérations aux limites du post punk, tout comme morceau plus acoustique et etherées, cela reste une compilation donc ne possède acune cohérence. D'ailleurs je me demanderais toujours l'apport de The diamond Sea en version extended (5 minutes de plus), chose qu'ils auraient pu directement poser sur Washing machine (car effectivement elle est mieux, mais bon, couvre un quart d'un album qui méritait à se remplir différemment).
mardi 2 juin 2009
Sonic Youth - L'apogée stylistique et commerciale
Le tournant marqué par Evol était bien une sommation. Un avertissement. Le groupe est un groupe de rock n roll, un groupe de scéne, un groupe de tubes. Sister est un peu son réservoir à tubes, son disque bardé de mélodies cinglantes toutes plus efficaces les unes que les autres. La machine Thurston Moore livre riff sur riff, la rythmique se fait toujours aussi lancinante et les echapées bruitistes de plus en plus maitrisées. Chaque morceau recèle un orgasme caché au gré de mélodies triturées jusqu'àplus faim. Mais Sister va plus loin en proposant un son bien plus incisif, où les guitares proposent un vrai plan d'appui au reste. Steve shelley pose ses marques avec un son de batterie tout en retenu, jamais envahissant. Véritable passage à tabac vocal, Lee depuis evol possède ses propres compositions. Régal rock n roll, massacre tubesque du début à la fin. La simplicité apparente du format cache un côté bien vicieux, les guitares envolées laissent place à un aspect plannant et les guitares se répondent plus qu'elles ne combattent. Mais Sister c'est aussi la fin de la collaboration avec SST, du aux problèmes de non paiement et à l'arrivée sur Enigma.Sonic youth - Daydream Nation (1988)
Arrivée tonitruante d'ailleurs, pour livrer le plus gros brûlot rock n roll du groupe, le disque le plus long aussi, double album d'une cohérence impressionante. Sister était la collection de tubes, Daydream nation gardera ce feeling mélodique et cette énergie rock n roll pour revenir à quelque chose de plus unitaire, comme á l'époque bad moon rising. L'ambiance à son apogée, sorte d'enchainement vers un but commun rageur, complétement sublimé par une production où le larsen est roi, où chaque déraillement, où chaque entrée de riff sonne comme un poing dans ta gueule. Sorte de tornade sonique, rempli de psychédélisme qui ne fatigue jamais mais monte en puissance pour arriver à une trilogie finale menée de main de maître Daydream nation reste bardé de tubes, qui prennent leur sens ál'écoute du précédent. Thurston et Lee jouent vite, bien et déroulent des compositions fleuves s'enroulant sur elles mêmes, bardé d'idées et remplies d'ambiance différentes. La rythmique enveloppe le tout, bardée d'effet, tel un cocon protecteur pour des riffeurs en transe. Tornade sonique surement car se cachent une montagne de détails subtils, rendant le disque hypnotique de bout en bout, sans jamais sombrer dans le bruitisme le plus imbécile. Daydream nation est surement l'apogée de cette epoque rock n roll et rageuse, où la haine s'incarnera par un riffing efficace et des rythmes binaires de Steve shelley. Onirisme dégouté, fatigué et las, Daydream nation va plus loin que le nihilisme punk passé en crachant ses brulots anti rêve américain, pourri par la crasse d'une ville New yorkaise décadente, mais encore nourri d'un idéalisme adolescent (Candle).Sonic Youth - Goo (1990)
Idéalisme adolescent qui s'incarne par la signature sur une major, Geffen Records. Branle le bas de combat chez les fans hardcore qui ne comprennnent pas ce revirement de situation, et ce retournement de chemise. Apogée commerciale donc avec un album suivant les traces de ses prédécesseurs. Album rock n roll culte, pourtant en deça des précédents. Le groupe n'a d'ailleurs jamais aimé le son sur ce disque et lui préférait ses démos qu'il réeditera l'année d'aprés puis joindra en 2005 à une édition deluxe. Ce disque ne présente pas d'avancée immense, mais serait le petit frêre d'un sister se voulant plus "cool", plus posé. C'est d'ailleurs le disque le plus apaisé du groupe pour le moment, qui comporte une esthetique rock classique, trés tubesque, beaucoup moins vicieux que les précédents opus et que son grand frêre daydream nation. Steve Shelley marque son empreinte sur un disque où il varie son jeu, délaissant la binarité des précédents opus et les guitares savent se faire plus plannantes tout en gardant leur côté insidieux distordu sur des morceaux de bravoure tels Mote. PLus insouciant, mais tout de même sacrément efficace, Goo restera un disque plus stable d'un groupe en pleine expansion, surement moins risqué mais rempli de tubes.Sonic Youth - Dirty (1992)
Tubes noise rock d'ailleurs. C'est un peu le crédo de Dirty, qui suit l'évolution plantée par Goo, en s'offrant un son bien plus incisif et adéquat. En quelque sorte Dirty est la suite de Goo, en laissant les erreurs de côté et en se payant le luxe de jouer de manière plus aérée et aérienne à certains moments. Plannant sans pour en devenir chiant, les escapades émotionnelles (theresa sound's world) atteignent des sommets. Plus dosé, plus maitrisé, mais aussi plus noisy dans son approche, moins calibré vers le tube, plus basé sur la trituration d'un riff, Dirty trouve le mélange parfait amorcé depuis le brulot daydream nation, en faisant la nique à toute une scéne noise rock/grunge en pleine éclosion commerciale. Toujours un temps d'avance, et cette loyauté underground incarnée par la présence de Ian Mckaye (minor threat, fugazi) sur Youth against fascism, SOnic Youth passe encore un cap.Sonic Youth - Experimental Jet set, trash and no star (1994)
Etonnant. Car si Sonic Youth était arrivé à son apogée commerciale, avec des albums au son plus lissés et au style moins extrême, avec cet album ils remettent en cause toute cette avancée pour dérouter encore. On le savait bien qu'il fallait les attendre là où ils ne seraient pas. Un disque bien plus varié, plus aventurier, plus novateur, surement plus arty donc, qui renoue avec la tradition du groupe à ingérer d'éléments d'autres scénes dans son propre rock et à digérer ces éléments dans un son novateur. Ici, les guitares passent à la moulinette un nouveau groove lancinant, déglinguent des tubes dans des disrtotions asphyxiantes et jouent même rythmiquement de manière plus jazz. On voit là toute l'importance de Steve Shelley souvent relegué au second plan par les trois autres showman(woman) mais qui prend son importance en studio sur l'apport des rythmiques. Imagerie punk DIY (ouais n'abusons quand même pas), sonorités plus aventureuse, morceaux plus sexuels et dejantés, cet EJSTANS reste un pas énorme de franchi et une nique impressionante au major qui s'attendait surement à une suite aux lissés goo et au tubesque dirty.Sonic Youth - Washing Machine (1995)
EJSTANS n'était sûrement pas un coup dans le vide dans une discographie commençant à être fournie. Sa suite sera encore plus bancale, avec un côté je m'en foutiste jamais atteint, où Kim gordon jouera encore plus de guitares pour arriver à former une presque formation de trois guitares, une batterie. Éloignement des racines punk, pour livrer un faux album de pop bancal, insidieux et remplis de clins d'oeil, sorte de pot pourri stylistique où les jeux de sons se font rois, où le moindre tube possède quelque chose de tellement bancal qu'il n'en sera jamais réellement un. Puis Washing machine c'est aussi l'apogée d'un songwriting qui n'a plus à faire ses preuves, où le tube pop ultime se transforme en déluge noise plus chaotique que jamais, mais à la fois ambiant (the diamond sea) et où le choix sonore se fait limpide. Disque trompeur, à la fois facile d'accés et limpide, il annonce une nouvelle ère du groupe qui deviendra le plus grand composeur de pop songs qui n'en seront jamais moderne. Le tournant se fait içi.Sonic Youth - Les débuts
Pourtant, au début des années 80, c'est un tout autre groupe que l'on connait sous ce nom là. Thurston Moore (ancien fricoteur de l'orchestre pour guitares electriques de glenn branca, aux côtés de page hamilton mais aussi de Lee Ranaldo), rencontre Kim Gordon et forment avec Richard edson le groupe connu sous le nom actuel. Leurs premiers concerts ne ressemblent pas vraiment à grand chose, si ce n'est quelque chose de forcément bruitiste et chaotique, qui conservera une énergie punk sans concession. C'est à la suite de cette série de concerts que Lee Ranaldo intégre le groupe.
Sonic youth - Sonic Youth (1982)
C'est en cette année 1982, avec ce line up (richard Edson ayant préféré revenir, malgré son départ), que sort le premier vrai enregistrement du groupe, réedité en 2006 avec une série de live d'avant sa sortie, ou de versions alternatives de morceaux du disque jamais sorties ailleurs.Cet album restera une sortie historique pour le groupe, et agrémenté de ses bonus sur la récente réedition permet de cerner les débuts du groupe avec des versions abrasives et folles en concert, pleines de triturations d'instruments, de riffing cheap et d'experimentations sonores. Quant à l'EP en soi, il nous présente une face bien plus apaisée du groupe que sa réputation concert, largement inspiré par ses travaux passés, dont la participation aux orchestres de Glenn branca pour le côté atonal desmélodies, les insistances mélodiques et rythmiques et le côté incantatoire. Le ton présente un panel sonore inouï avec des dissonances, des répetitions rythmiques proches du post punk, perceuses passées aux pédales d'effets et surtout un déjà fort feeling mélodique. Alors certes, ce disque sonne plus marqué par ses influences, et reste trés rythmé par le jeu de batterie de Edson, trés funky et enlevé, donc forcément moins rock (est ce un mal?) mais reste quand même une grosse pierre angulaire du rock de ce début des années 80, et agrémenté de ses multiples bonus nous permet d'ores et déjà de cerner les différentes faces d'un groupe protéiforme, à la fois abrasif en concert, comme interessé par le choix de mélodies et la recherche sonore. Cet album permettra au groupe de tourner avec les Swans, tournée qui orientera le groupe vers un côté encore plus chaotique que par le passé.Sonic Youth - Confusion is sex+Kills your idols EP (1983)
C'est donc sur cette sortie que le groupe livrera son côté le plus haineux et bruitiste, proche des concerts du début, proche de son énergie directe.L'expérimentation sur les mélodies se poursuit, mais revêt un côté bien plus punk (la reprise de I wanna be your dog n'est pas anodine), bien plus raw et direct. Pourtant cette dualité reste toujours présente, avec un côté arty psychédélique encore là. Des mélodies oniriques ou KIm Gordon s'impose comme le côté sexuel du groupe. Changement de batterie qui n'en finissent pas, avec l'intégration d'un Bob bert jugé trop cool pour l'essai, puis d'un ancien Teenage jesus and the jerks, avant le retour de Bob Bert pour la tournée. Ce qui fascine sur ce disque est cette facilité à maitriser des ambiances grâce aux choix sonores du groupe, qui ne maitrise pas forcément encore ses instruments d'une réellle manière. Brûlot arty bruitiste, disque clé pour comprendre toute une scéne, disque marquant pour le groupe lui même pour lequel il reste référence, COnfusion is sex alterne passages angoissées claustrophobiques et rage non maitrisée, avec un passag aux effets distordus des instrument complétement arrachés. A 2000 lieues de la musique de club, de la musique maitrisée, dansante et gentille, Confusion is sex est l'expression de terroristes du son bien décidés à prendre en contrepied toute une scéne.Sonic Youth - Bad moon Rising (1985)
Contrepied poursuivi sur la suite de la discographie.Aprés un brûlot sans aucune concession sonique, le groupe revient avec un album marquant vu qu'il marque l'arrivée de Steve Shelley à la batterie sur la tournée de l'album, batteur actuel du groupe. Bad Moon rising accentue le côté angoissant des compositions du groupe dans un disque sans aucune pause à l'ambiance étouffante et au son cauchemardesque. Les compositions sont lancinantes, à l'image de protect me you sur le précédent opus, mais laissent transparaitre un sens de la mélodie aiguisé, un sens de la chanson pop masqué par un apparât bruitiste et un son sans aucune concession. LEs vocaux se font moins itéraitf et froids et de réels sentiments transparaissent de la voix de Thurston et Kim. Ce disque est terrifiant, et malgré son apparence plus posé ne laisse aucun espace vide dans des morceaux monstrueux où la plus simple des ballades pop se transforme en un cauchemar auditif agrémenté d'un sens de la mélodie annoncé. I love her all the time en en l'exemple parfait. Pourtant les influences sont encore là, ce côté no wave, où Lydia Lunch en personne apparait sur death valley 69. Bad moon rising joue avec les allées et venues rythmiques, l'entrée de sons et leur sortie pour créer une ambiance jamais aussi cohérente pour le groupe, et malgré tout une beauté transparait dans cet opus.Sonic Youth - Evol (1986)
Le cauchemar est terminé. Ce serait plus le réveil, toujours un peu angoissé, entre rêve et réalité. Evol est un peu tout ça à la fois. La maitrise acquise des instruments, la domination du son, qui ne se fait plus subir par le groupe, mais que le groupe nous fait subir, l'acquisition de ce feeling pop malaxé et déglingué. Shadow of doubt montre que le tout est encore là, inconsciemment, en arrière fond, dans cette aisance des mélodies angoissantes et itératives, issues du post punk. Mais Evol montre la lumière, l'ouverture possible, l'accés vers de nouvells contrées. La beauté simple, lumineuse et à la fois si fragile d'un Tom Violence, où les triturations d'un expressway to yr skull sur lequel Neil Young aurait pu écrire une dissertation (d'ailleurs s'il passe parlà, qu'il se livre à l'essai, c'est une requète). Pourquoi Evol est charnière? Tout simplement car c'est l'essai qui synthétise le mieux la schizophrénie palpable depuis les débuts du groupe, entre violence aigu, bruitiste agressif et beauté limpide dans le choix des mélodies, feeling pop romantique et sexuel. Mais c'est aussi sûrement aussi là que Sonic youth arrive à allier les deux à la fois, en livrant des mélodies à base de violence aigue et sonique, sublimées par une aisance des choix sonores. C'est aussi le début d'une stabilité du line up au niveau batterie, qui créera un réel combo uni (premier disque où Steve shelley participa à la composition). Puis Evol, c'est aussi l'anagramme de love, là ou les démons de l'amour se rencontrent, et luttent pour en extraire la quintessence.lundi 1 juin 2009
Sunn O))) - Monoliths and Dimensions
Une cathédrale. Depuis des années nous sommes maltraités, au gré de vrombissements qui construisent un édifice des plus fascinants. Là ou les Grimmrobes demos étaient un hommage sonore à Earth 2, fascination pour la possibilité du son à être touché, à être palpé et façonnés par nos mains, véritable synesthésie totale, où l'on pouvait attraper littéralement ce qui nous était fourni; 00 void commençait les bases d'une des plus grandes cathédrales païennes jamais construite. Des bases solides, terriennes, indestructibles et peu malléables, véritables fondations s'enfonçant profondément. Puis peu à peu s'élevait l'édifice, avec des colonnes plus protéiformes (White 1 et 2), plus abstraites et moins monolithiques. C'est à partir de Black 1 que le décorum s'est mis en place, avec les gargouilles, les bouteilles de vins, les cercueils tout au long de ces colonnes, toutes ces petites choses noires et à la fois pleines de clins d'oeil nous rappellant l'humour des constructeurs, toujours plein de second degré sur leur ouvrage. Maintenant l'édifice est monté, bien plus aérien sur Doomkirke, plein d'un lyrisme effroyable, les chanteurs d'opéra ont testé l0'acoustique, les joueurs d'orgue aussi, pour élever la dimension spirituelle de l'endroit.Monoliths and dimensions serait la première phase de construction d'une toiture pleine de failles. Le son Sunn ne veut plus rien dire, le drone non plus. Ici la richesse sonique laisse place au souci du détail, de la beauté des éléments, de la lutte contre l'humanité d'une construction difficile. LEs murs de guitares ne sont plus terriens du tout, le son vrombit de moins en moins et le feedback laisse place à la richesse émotionnelle de l'édifice. Tout architecte sait que pour construire quelque chose de grandiose, les bases doivent être solides. MOnoliths and dimension laisse place à un son cotonneux, agréable pour y séjourner. Lorsque Aghartha livre ses premieres incantations, le son se fait porteur, accueillant, en aucun cas agressif. Et même Attila et sa voix d'outre tombe nous berce, dans une incantation rassurante et onirique. M & D s'élève, ne cesse de grandir, de murir un son sans aucune limite de beauté, de tisser une quantité de samples sur des nappes de guitares mélodiques où sont déjà brodées les tapisseries d'une victoire. Les vitraux sont colorés (cuivres, vocaux feminins), et finis d'une main de maitre, au pinceau filliforme. Le souci du détail. Sunn ne joue plus dans le brut de decoffrage. Les sons nous transportent plus que nous les transportons. LEs experimentations ambiant du passé savent s'intégrer au tout, les vocaux d'outre tombe prennent tout leur sens dans la messe noire, la lumière filtre à travers les trous, à travers les vitraux. Sunn O))) n'est plus cette bête rampante des grimmrobes, mais se déroule tel une toile, une toile dont nous aurions vu les esquisses petit à petit. La cathédrale ne sera peut êtrejamais finie, car certains ouvrages architecturaux n'ont pas de point final, mais l'avancée prend tout son sens sur cette partie du travail. Sunn O))) a laissé les pioches, les maillets et les instruments lourds pour élever sa construction. Ils toucheront les cieux.
Current 93 - Aleph at hallucinatory mountain
Inlassablement. Le précédent effort nous avait fatigué, et l'ep aussi. Current 93 n'était plus aussi prophétique qu'avant. La voix de Dieu avait un chat dans la gorge. Orphelin de sonorités nouvelles, orphelins de disques vivants, orphelins de voyage dans de nouvelles contrées. Nous avions perdu notre porte parole, surement en bouée dans sa piscine, complétement perché. Et quand Douglas Pearce se permet de devenir une icône complétement folk, qui peut se targuer de pouvoir reprendre le flambeau apocalyptique?Un joueur de flûte, un joueur de xylophone, pour servir le disque le plus psyché d'une discographie labyrinthique. Le plus rock et le plus électrique aussi, comme si la collaboration avec OM l'avait bouleversé. Des contrées sanglantes, décrites dans des morceaux sans queue ni tête, remplie de solis agressifs, d'écarts soniques fleuves, sur le retour d'un tibet plus conteur que jamais. Des délires à la réalité, des structures hallucinées qui nous perdent, proches parfois de mantras, où la moindre explosion electrique reste ejaculatoire, sur des choix rythmiques plus que percutants. Le tout reste porté par une solidité de l'ensemble, ou Tibet arrive à lacher le lion dans un zoo végétarien, où même la guitare acoustique qui lui est si chère a des sonorités indiennes, où les violons se font menacants. Finies les echappées religieuses dans sa forêt rassurante, où la vierge se ballade à poil en se tripotant les tétons. Aleph at hallucinatory mountain est cette terre brûlée, où se balladent les démons, et nous sourient, jusqu'à nous rendre fous et se jouer de notre santé mentale. Aleph en est le chef, du haut de sa montagne rouge sang il joue du clavier, debout, entouré d'une farandole d'êtres mystiques, aussi réels et palpables que nous mêmes. Vaincu, la folie et l'insouciance nous gagne, et nous partons rejoindre ses rangs, dans une douceur colorée.
Menace Ruine - The die is cast
Un étrange bâtard que ce disque, éloigné des débuts plus black métal du groupe. Plus qu'éloigné d'ailleurs, tellement lointain qu'il ne reste que cette rigidité du son, sans concession aucune. Saturé jusqu'à plus faim, le son des canadiens se fait pourtant bellement lumineux, pour livrer un drone à l'ambiance médievale, drone proche d'un mantra assez rapide, évolutif au sein de morceau courts (ce qui constitue d'ailleurs leur gros défauts). La variété des ambiances fait la part belle à la maîtresse de cérémonie vocale qui flotte au dessus de ce magma sonore mélodique avec une belle envie de nous faire planner. Proche d'un Nico pour certaines tonalités bien gothiques (époque desertshore), la demoiselle fournit son côté The moon lay hidden beneath a cloud à une musique complétement incantatoire et d'une lourdeur pour une fois pas toxique mais libératrice, ayant plus empruntés au son aérien d'un Asva qu'aux nappes des grimmrobes demos (et je ne dis pas ça pour les vocaux féminins). Le ton est bien ficelé, assez accessible, et nous entraine dans les méandres de mélodies psychédéliques enfumées, sans jamais nous laisser atteindre vraiment la transe de part le côté expéditif.
dimanche 31 mai 2009
Primavera Sound 2009
Notre festival commence par Dälek, soir de la victoire du triple titre du FC Barcelone, qui commence en retard pour attendre les fans de foot (sic) et nous permet donc d'arriver à l'heure (pour les non fans de foot un peu lents). LEs ayant vus le mois dernier à Montpellier, dälek balance un set bien plus rageur et expéditif (surement du en grande partie aux contraintes du festival) mais qui dégage une haine palpable et une urgence bien industrielle. Oktopus se régale de nous envoyer de gros marteaux piqueurs mélodiques et de maltraiter son microsillon pour rendre les morceaux encore plus violents que normalement. Dälek quant à lui se fait plus humain, surement parcequ'il communique, et pose avec classe sa voix sur beaucoup d'instrus de Gutter tactics et de désormais quelques classiques (je pense a Ever somber).
Pour suivre, Zu va envoyer son jazzcore cartoonesque trés pattonien (pas forcément un compliment), set duquel on retiendra quand même un excellent jeu de batterie, varié et créant une ambiance aux limite du chaotique neurosien à certains moments. Le reste est quand même ultra mélodique dans la destructure et joue énormément sur les effets d'un bassiste (sur?) triturant son instrument aux confins du possibles grace aux pédales. Un peu surfait peut être, mais le côté rigolo rend le concert pasprise de tête et rapidement prenant.
Suite à cela s'annonce le festival en plein air à proprement dire. Lighning bolt va chauffer la scéne, en sorte de clows pas si drôle que ça, et occuper l'espace sonore d'une trés belle manière à deux. Le batteur/chanteur/catcheur livre une prestation possédée, endiablée et l'on reprochera surtout au bassiste de trop en faire par certains moments. Jesus Lizard vont donc bénéficier du son fabuleux de la scéne ATP (vous vous souvenez OM, fuck buttons l'an dernier, c'était là bas) pour livrer le concert de la soirée, et un des meilleurs du festival. Mon collégue a parlé de la prestation à Paris, juste rajouter que j'ai été totalement conquis et que le fantôme du rock n roll flottait sur cette prestation au son carré. C'est donc l'heure de se faufiler sur la grande scéne pour My bloody Valentine. Je ne suis pas trop fan sur disque, je trouve ce groupe un peu surestimé, bien que plaisant et la curiosité poussait mon choix plus qu'autre chose (ouais, j'ai raté the Bug). Alors ouais, c'est plannant, ouais ils jouent trés fort, mais au dela de cette montagne d'effets pas forcément bien maitrisés (les balances étaient bien horribles, impossible de capter un seul vocal), le maitre mot est de jouer quelque chose de simple et pas trés efficace sur un son TROP fort pour le genre. Shoegaze surement, plannant surement, car ça n'est pas dégueu, mais de là à se toucher sur cette prestation aux confins de la pop et du rock noisy, il y a un pas que je ne franchirais pas. Découverte des effets? Je retourne a Psychocandy. C'est sur Aphex twin que se passera la première énorme baffe du festival, avec une aisance stylistique, rythmique et mélodique impressionante. J'ai rien compris mais jsuis d'accord. Au gré de mélodies connues de son registre, de breaks salvateurs, AFX asséne un son d'une lourdeur prenante, aux confins des genres technoides/electroniques/hardtek rendant le tout palpable. J'ai touché le son, et celui que je n'arrivais pas à attraper me lacérait le face. Alors aprés, Squarepusher et sa basse funky qui tourne un dvd, forcément ca parait un peu fadasse.
Le lendemaon s'ouvre sur Sleepy sun, sorte de rock 70 ayant mangé pas mal de black Sabbath, se la jouant fonsdé, et livrant du cool materiel pour soirées canaps. Pas transcendante non plus la prestation de Tokyo sex Destruction en open air. Les ayant vus en petite salle, leur énergie se décuplait pour arriver a te gifler, dans un mélange des stooges et de at the drive in avec un chanteur hyperactif. Pourtant assez convainquante, bien energetisée, l'espace ne se pretait pas forcément au groupe.
Redirection scéne ATP pour voir Sunn O))) jouer les robes. Enorme déception. Le début met du temps à se lancer, deux coupures au bout de 4 minutes, on se demande ou est l'arnaque. Le son manque de puissance (ouais sans boules quiès ça passait comme une lettre à la poste), j'en ai a peine les jambes qui vibrent. Puis 45 minutes de prestation, au moment ou on commencait vraiment à rentrer dedans, à se laisser submerger par un son pas du tout sumbmersif. Alors c'était cool ouais, mais ça faisait bien pose humoristique, du sunn bien second degré se foutant largement de nous en plus d'eux même. Théatral mais largement ridicule vu qu'ils ne nous ont pas mis KO du tout. Un concert de sunn ou il faiisait bon être, ca parait pas problématique?
Et c'est pas The drones qui va changer quelque chose au lourd constat. Etant déçu par des préférés, leur rock inspide participe juste ála débacle.
Heureusement, c'est Shellac qui va sauver la soirée, en chevalier, comme l'an dernier. On était prévenus, je le savais que c'était une machine live, et j'en suis encore plus convaincu. Vainqueurs par KO. This is the end of the radio.
POur boucler ce festival dense et ereintant, la journée la plus remplie nous attend, journée qui commence par un ratage de Jesu (même raison qui a fait que j'étais à l'heure pour dälek, la mollesse), puis par une prestation marrante de Plants & Animals, qui passé le côté inutile de la chose se rèvéle plutot libératrice, pour se diriger vers Neil Young. le loner est là, et c'est émouvant de le sentir si boosté. Un paquet de classiques (hey hey, my my, down by the river, cimmanon girl, Heart of gold, old man...) pour boucler sa prestation sur un rappel d'A day in the life (quand même ouais). Nostalgique, c'était notre pote ce soir là, notre pote qui nous remplit le coeur de bonheur, qui nous chante des comptines maintes fois entendues et qui nous retourne sur des morceaux épiques.
Plus long set de mon festival, il nous fera rater Oneida, concert que j'attendais pas mal et qui au vu du final avait l¡air bien explosif (ils jouaient forts eux), mais sans trop de rancune. C'est sur fond de Liars que l'on enfile la tenue de combat pour Sonic youth. Alors, a mes yeux ce concert était excellent, mais largement trop carré. Ils sont éternels, selon le titre de leur nouvel album qu'ils joueront à profusion, et ils doivent surement le rester en s'économisant les oreilles (ouai t'as vu, ils jouaient a un niveau indecemment bas). Pour des terroristes sonores ça faisait un peu teletubbies sur le coup. Puis bon, sur le rappel ils auraient pu nous la jouer moins edulcorée sur l'experimentation sonore, du genre "t'as vu on sait encore le faire, juste qu'on a pas le temps". C'était un fest, c'était de la promo, mais c'était quand même génial, rock n roll à souhait. El-P enchaine, et nous livre sa vision de la guerre. Elle se fera à base de samples. Il nous balance de tout, de lou reed à rage against the machine et les deux mc's s'en donnent à coeur joie pour jouer avec ironie sur les différents registres et caricaturer leur propre son. Bonne teuf, bien en musique. J'approuve. Le festival se clora sur une deuxieme gigantesque baffe: Zombie Zombie. Ne rigolez pas, ya tout là dedans. De l'humour, du sérieux, du Carpenter, du crotte rock, de l'énergie, de l'électronique, de la maitrise sonique, du jeu et un grand plaisir à balancer de longs morceaux évolutifs à rendre fous, et à lobotomiser ton caniche depressif. A revoir, encore et encore cette chose francaise visiblement, duo de bons geeks, dont le batteur joue aussi dans Herman Dune visiblement.
jeudi 28 mai 2009
JESUS LIZARD & SUNNO)))

J'ai largement vanté les mérites de ce festival parisien l'an dernier grace à une affiche hallucinante pour notre capitale. Cette année je ne prends mon billet que pour le premier soir, ce qui est dommage (rien ne me poussera à me bouger pour une autre journée) mais qui tombe bien (fin d'année, tout ça...).
Problème: je n'ai probablement pas à dire grand chose de plus que ce que tout le monde en dira, de ce premier concert. Le groupe de première partie, est normalement un duo entre Simins, batteur du blues explosion et Dan the automator, l'homme derrière Gorillaz et Dr Octagon pour la mise en son, rien-que-ça-madame. A cette équation complexe, vous retirez Dan pour le live, vous ajoutez une violonosite chanteuse (qui mènera d'ailleurs un des meilleur morceaux de la prestation, simple avis), d'un bassiste, d'un premier guitariste qui joue aussi un peu de nord lead (c'est mon coté geek de matos, je précise quand je connais), et surtout, d'un guitariste qui ressemble à Ben Stiller avec une coupe de cheuveux type Caniche Royal post-sêchage. D'ailleurs un moment je finis par croire que c'est vraiment le gland de Zoolander tant son jeux de scène est excessif, poussif, ridicule.
SunnO))) sur scène, je sais plus si on en a déja parlé ici, mais c'est une messe noire qui vous tombe dessus. Je vous raconterais bien les conneries que vous lirez ailleurs type "voyage interne", "profondeur de l'âme", "noirceur insondable", "pénétrantes dérives soniques" ou autre, mais je ne suis pas d'humeur "à fleur de peau" pour vous sortir le jargon du pauvre qui se pisse dessus quand l'infrabasse de MK ULTRA BLIZZARD me ruine le bas ventre. Le concert de Sunn de ce soir est bien supérieure à celui du nouveau casino en 2005, mais moins fort, moins assourdissant. Mais la sauce prend mieux, même si SOMA reste ce guitariste classe nerd supérieur, bon gôut inclu, incapable de jouer en rythme ou en accord (!) avec son comparse Anderson, qui du coup génère à lui seul l'intérêt de voir Sunn sur scène. Bien sur que le duo est impressionnant, et entendre les personnes dans le public prêt à subir leur dépucelage pousser de grands soupirs devant le mur d'amplis quand celui-ci apparait est jouissif. Mais difficile aussi, quand du coté gauche de la scène nous prenons un retour de basse des plus asphyxiants qui soit dans l'intestin, de ne pas rire et faire abstraction du second degré revendiqué par les géniteurs de l'entité qui injecte l'épais venin ce soir.

Ce qui m'a poussé à venir ce soir, ce sont les différents témoignages concernant Jesus Lizard depuis 5 ans un peu partout: groupe culte, cité à tort et à travers par n'importe quel groupe à guitare qui n'a aucun rapport avec les inrocks. Les premiers avis suite au concert de l'ATP sont unanimes, le groupe reste cette brute de scène qu'il était dans les années 90, peut-être le meilleur groupe selon le NME à l'époque (les temps changent!!) qui perpétuerait sa propre tradition. Et j'aime bien JL sur disque, mais je ne fais pas partie du clan qui voue une adoration démesurée à Denison, Sims, Yow et McNeilly. Du coup, oué, c'est cool, fun, drole, énergique sur scène, c'est très bon...Mais on est loin de la méga mornifle promise! Certes, pas mal de groupe devraient en prendre de la graine. Lorsque j'ai vu Pissed Jeans l'an dernier, je me disais que voilà peut-être le remplaçant de JL. Je me trompais. JL est au dessus de ça. Mais je ne suis pas transcendé par le concert. Pourtant il s'en passe des choses sur scène: Yow est dans le public à la moitié de la première note, insulte Sunn et MWP, crache, tire le chapeau de son pêcheur au micro, dégomme le tee d'un malheureux, pousse les gens qui s'aventurent sur scène, fait des pompes le micro coincé dans le gosier, et surtout, assure ses paroles même dans les situations les plus improbables, sans que cela ait l'air spécialement hors du commun pour lui. Avec sa bonne tête de poivrot, Yow assure son show, pendant que derrière ça joue velu et carré: il chante presque pas si faux, et fera le coup du MJK qui fait une clé de bras à une fille qui pendant plusieurs minutes avant était à négocier la haute teneur en stupidité de son future act ("j'le fais? j'le fais pas?! Ahahahahahahahahj'crois j'vaisl'faire!!"). Hop, corrigée la gamine.