jeudi 17 juillet 2008

OXBOW!! ( maroquinerie)


Je ne me tuerais pas à écrire toute l'affiche car seulement la moitié valait le coup d'être vue, et encore la moitié suscitait mon réel engoûement et justifiait ma venue. D'ailleurs je ne comprends toujours pas comment on peut faire une soirée pareille avec une affiche pareille dans cet ordre: mettre un groupe formé dans les temps immémoriaux, à la forte personalité, une discogrpahie quasi parfaite, et une brutasse de scène AVANT un putain de groupe de seconde zone de chez neurot dont le seul interet est ... euh...je cherche encore. J'espère que les nombreux restés devant la salle pour "sold out-isme" n'étaient pas venus pour les rouges corbeaux car ce n'est que l'ennui en barre qu'ils souhaitiaient voir. Bref, on rentre dans la salle de la maroquinerie, on salut les connaissances, cause un peu plus longuement avec Nicolas de musicfearsatan, dealer de l'extrême et on se rentre dans l'antre pour Harvey Milk. J'ai entendu beaucoup de bien de ce groupe et je savais qu'ils étaient liés de près ou de loin à ce bon vieux Joe preston, le musicien US qui à le plus long CV de l'histoire contemporaine et autant d'ennemis dans le business car tous ceux qu'il a laissé tomber doivent le détester. Guetter bien, d'ici deux ans harvey milk diront du mal de lui. Toujours est-il que ce soir il est ici, qu'il joue dans un groupe de doom/sludge/drone/blues absolument pas interessant mais qui joue bien et qui envoie avec classe. Il faut comprendre que Harvey Milk c'est très bien, mais que ca n'apporte rien aux 639 formations du genre qui sévissent actuellement. Et Joe Preston tout en guirlande de Rabin d'envoyer avec son dernier groupe du très lourd. On saluera tout de même l'extraordinaire passage mélodieux et chanté sur guitare solennelle puis sur sample de violons au milieu du set, comme si les messieurs ( dont le batteur doit être de la famille de Thusrton Moore) voulait nous faire un moment de patriotisme ou le générique de fin d'un grand film de guerre. Bien sure, beaucoup sont venus voir Oxbow. Car comme le disait je sais plus qui dans un canard anglais, un concert d'Oxbow n'est pas juste un concert, mais bel et bien une sorte de provocation du quotidien, une déclaration de mise en danger. Eugene Robinson monte en dernier sur scène, bonnet-costard-cravatte, après que Dan Adams ait déposé de l'encens en plusieurs endroit de la scène - tout d'un coup, on se croirait chez Bimbo Tower. Monsieur Robinson a maigri, des cheuveux blancs et ne porte plus sa mèche hitlerienne qui lui allait si bien ( sic). Puis, presque l'air de rien, oxbow lance sa punition. Strip tease, classique. Décrire un concert d'oxbow relève, comme pour leur disque, de l'impossible (enfin je parle pour moi). Oxbow est grand, un point c'est tout. Niko Wenner est visiblement heureux d'être là, Dan adams aussi, et Greg davis s'inscrit dans la lignée des batteurs d'exception-pas loin d'un Signorelli. La frappe est franche et puissante, lourde et maitrisée, mais aussi riche en roulements lourds et improbables, du genre "comment il l'a rentré celui la???". Section rythmique en béton armé, on est coulé dans le plomb le plus suffocant. Les structures des morceaux chez Oxbow semble élastiques, elles s'étirent, se raccourcissent, et le chaos minutieusement orchestré par la guitare et la voix, totalement possédée et en roue libre rende un concert d'oxbow terriblement chaotique. Difficile de savoir où on est, de comprendre mais on sait quel est le morceau joué. Au bout d'une demi heure, c'est déja l'heure pour Eugene de s'essorer le slip et aux autres de plier baggage, mais le rappel est demandé avec insistance alors soit. Concert tout de même bien trop court pour un groupe qui a tant à proposer. L'année dernière ils avaient terrassé Isis, cette année ils vont humilier red sparrows. Mais avant ça, j'en profite pour faire connaissance avec Gulo, un membre éloigné de la famille de Mick Harris, qui traine sur autant de sites internet que votre hôte, écrit pour un site qui devait s'appeler COUM transimission mais qui finalement s'est arreté sur SOUM, et qui possède une discothèque à 87,4% semblable à la mienne (d'ailleurs j'ai reconnu plein de gens issus de différents zines-slowend...- et aussi le collègue de Gulo, j'ai nommé Saïmone qui portait le tee le plus cool de la soirée). Je ne m'eterniserais pas sur red sparows. Vide, inutile, ils ont échangés un Graham déja fort peu interessant musicalement contre le guitariste de MOOB, qui lui même donne l'impression de pas vouloir abimer sa guitare. Chiant, je mate 3 morceaux et je déplore que Cliff meyer joue dans cette chose, lui qui a prouvé le temps d'un seul morceau pour isis ( gentle time) qu'il pouvait faire de très bonne choses. Parts and labor est officielement la tête d'affiche, mais personne ne l'avait annoncé: la salle est donc à moitié vide (les fans des autres groupes sont ailleurs, ceux de P&L ne sont pas venus) et il est temps de s'ecclipser. En sortant, je me retrouve face a Eugene Robinson. L'homme est extrêmement gentil, et ne semble avoir rien en commun avec le catcheur qui suait a grosses gouttes quelques minutes plus tôt. Nous nous saluons, causon deux minutes, me précise qu'il adore mon t-shirt, et me demande de saluer Bil de nextclues. Donc act.

7 commentaires:

gulo gulo a dit…

big up ; sorry j'étais complètement fait, je savais plus où je donnais de la tête mais c'était dans tous les sens

Damodafoblues = A+B a dit…

t'inquiète, mon caractère sociale a fait le reste.

Vincent a dit…

"Il faut comprendre que Harvey Milk c'est très bien, mais que ca n'apporte rien aux 639 formations du genre qui sévissent actuellement."

Ce groupe existe depuis la première moitié des 90's, c'est plus un précurseur qu'autre chose en fait. J'irai même jusqu'à dire que c'est ultime.

Damodafoblues = A+B a dit…

Es-tu Vincent Lavigne ?
Sinon, oui, je suis bien d'accord avec toi, mais il me semble bien qu'ils se sont "séparé" pendant un moment, non? enfin pas de méprise (multiples), j'ai trouvé ca très coolos!

gulo gulo a dit…

coolos is not enuff, girlie ; c'est harvey milk qui rend obsolète les 639 fâcheux, comme ils ont toujours fait ; orgasme interminable

Raoul a dit…

haha, donc tu m'as grillé (pas difficile en même temps), j't'ai pas vu, désolé, j'étais bien fait aussi, t'étais le chauve devant qui causait à gulo qu'avait les veines du crâne on aurait dit qu'y'avait de la purée dedans ?

Damodafoblues = A+B a dit…

Je ne sais pas ce qu'il y'a d'autres que du sang dans mes veines de cranes. Au dela de ca, on s'est retrouvé face à face après le concert dans la salle, tu étais au téléphone et je causais avec Gulo.