vendredi 13 juin 2008

Daydream Festival - Barcelona

On va profiter de ce report pour mettre fin à la légende que mon cher collègue est en train de faire courir sur ses experiences live comme quoi il écope toujours du connard de la salle. Ici, ce n'est pas un connard qui me collait, mais une quantité non numéraire, quasiment extensible à la totalité du public. En effet, si Radiohead peut être considéré comme un grand groupe, frôlant le génie en arrivant à réciter des canons pop à bases d'expérimentations, suffisantes pour "que les pétasses en slim ne soient pas rebutées" (je cite un ami), son public quand à lui est des plus déstables de la sphère musicale. Pour faire simple, Radiohead est impressionant, pas d'une prise de risque live complétement insensé, mais suffisamment pour que leurs concerts se transforment en bons moments. Assez généreux, avec un récital de 25 chansons incluant le dernier album In Rainbows entier (pas pour me réjouir d'ailleurs) autant que les canons des précédents albums, désormais classiques. On ne va pas s'attarder sur chaque morceau mais à noter que Radiohead frise le génie sur certains moments, notemment sur You and Whose army, The Gloaming et There there, sans compter le désormais classique moment live qu'est Idiotheque. Aprés au niveau show c'est trés carré, avec des jolies lights, peu de communication, un son trés propre, mais ça manque peu être de prise de risque à ce niveau quand même, et surtout ça reste trés superficiel, merde c'est un festival de rock, pas un show de Coldplay. Enfin, on pourra pas dire que tout ça était trés dérangeant vu que devant moi se situait le congélateur du public, le mec qui estaussi large que haut, et je peux vous dire qu'il était grand. Ensuite il a les furies, typiques d'un concert de ce type, la fameuse demoiselle que je nommerais Tania pour ce report, avec des yeux bridés, et qui pleure dés que Thom Yorke entame une ligne de chant. Tania n'est pas la plus dérangeante, elle fait ça proprement en silence, mais ce qui pose probléme, ce sont ses collégues Jean et Mélissa (liberté de l'auteur) qui se croient sous la douche et veulent nous montrer qu'ils conaissent bien les paroles, et donc chantent (faux) par dessus, histoire que bon, on entende pas trop ni la musique, ni le chant, on serait quand même pas venu pour ça... Et ensuite il y a le typique Claude/Jeanette, qui eux représentent 99% du public, et qui croient que lorsque Yorke ne chante plus, les chansons sont terminées, et méritent un tonnerre d'aplaudissement. SIC.
Au delà de cet imbitable entourage, gachant parimonieusement certains grands moments de bravoure du groupe, on peut dire que le grand vainqueur de cettesoirée est Greenwood, sorte d'ingénieur sonore/homme à tout faire/artisan de l'ombre du groupe qui touche un peu à tout, bidouille dans tous les sens, joue de la gratte avec son archet, du xylophones, sert des beats, tout ça sans trop l'ouvrir, assez impressionant. Puis dernier grand moment du groupe aussi, les affiches a l'entrée qui insistaient sur le fait que Radiohead demandait du respect, et donc d'éviter de danser de maniére agressive. A la limite j'aurais préféré qu'on me saute dessus en silence, plutot que de supporter tous ces enculés. Pour reprendre la phrase d'une amie présente au concert, c'est comme si j'allais au musée que et que dessinais des poils pubiens sur la tête de Mona Lisa. Somme toute, une belle bande d'attardés que se trimballe Radiohead en public. Pour la tracklist elle était dispo sur le net dés l'arrivée à la maison...
15 STEP
BODYSNATCHERS
ALL I NEED
AIRBAG
NUDE
PYRAMID SONG
ARPEGGI
NATIONAL ANTHEM
FAUST ARP
VIDEOTAPE
THE GLOAMING
OPTIMISTIC
THERE THERE
LUCKY
RECKONER
EVERYTHING IS IN ITS RIGHT PLACE
JIGSAW

HOUSE OF CARDS
PARANOID ANDROID
BANGERS'N'MASH
THE BENDS
IDIOTEQUE

YOU & WHOSE ARMY?
PLANET TELEX

On va quand même pas faire nos fines bouches, un concert de Radiohead reste tout de même égal a lui même et d'assez grande qualité. Mais ce message est surtout destiné à mon collègue qui ces derniers temps se plaint beaucoup je trouve!

Sinon il convenait de s'attarder sur Liars, vu avant, qui a livré LE concert de la soirée à mon goût, dans une optique trés early Sonic youth, noisy as fuck, jouant sur les distortions, les effets, créant une tension palpable. Une trés grosse prestation de la part du groupe qui écrase Radiohead en niveau de prestation scénique, avec un rendu beaucoup plus interessant au niveau sonique, un jeu constant sur les cassures et sur les ambiances, le tout complétement defoncés. Autre bémol, le public de Radiohead, qui s'en foutaient juste de la prestation, étaient là pour raconter leurs histoires, chier sur le groupe ("Tu crois qu'ils sont content de faire du bruit?"), ou encore réserver une place pour leur groupe fétiche à venir. Pourtant Liars fait forte impression, avec une capacité à s'adapter aux conditions, à changer d'instruments, et à varier sur les ambiances à la seconde même.

Pour terminer, nos pauses se sont faites sur fond de M83, les français n'ayant pas été gâtés par le son, je ne jugerais pas de surcroit sans connaitre, même si ça avait pas l'air de monter bien haut dans les sphères du mysticismes, on entendait surtout leurs pains vocaux et rythmiques. Finalement Bat and Lashes, de loin, avait l'air sympa, se dirigeant dans des contrées trés early Portishead (époque Dummy), sans le côté jazzy, pas forcément trés interessant non plus.

Grosse déception de la soirée aprés coup: avoir raté Faust.
[Macho)))]

1 commentaire:

mademoiselle l'essentielle a dit…

Parce que je suis enfin devenue assez intelligente pour trouver "comment qu'on fait" pour mettre un commentaire et parce que le dernier report en vaut franchement la peine, voilà les mots, je dirais pour faire originale, essentiels de l'Essentielle. Très jolie description de la foule qui avait la joie de t'entourer, ou plutôt, et c'est là peut-être la véritable euphorie, de voir Radiohead. Vivement l'université pour pour pouvoir sortir un jeudi... chanceux. Pour qu'on voit bien que ce post soit de moi j'ajouterais juste la note de la chieuse tatillone qui emmerde tout le monde : t'as l'air faché avec les accents grave, non que ce soit très grave, finalement. Aujourd'hui c'était vendredi 13 et pourtant il t'as octroyé "l'extra 3 minutes" ( frustrant.) ET le commentaire reflétant mon intelligence, comment dire, surhumaine. Au prochain, il y aura une bière entre nous.