samedi 10 juillet 2010

R;Zatz - Vagina Rush EP

R;Zatz, j'ai mis une paye à comprendre ce blaze. Finalement il confirme que le but d'un blaze est de prendre un mot français compliqué et de le hacher de façon à le rendre illisible. Essayez de le prononcer devant votre miroir, vous verrez tout prend son sens. Derrière ce blaze pourri se cache une demoiselle. La demoiselle en charge du studio Jarring effect d'ailleurs. Celle qui a vu passer des groupes tous aussi talentueux les uns que les autres et qui a masterisé leurs disques. De lautre côté, elle s'essaye à une carrière artistique. Cet Ep est donc la conclusion de certains travaux de la demoiselle (plus facile à tapper que R;Zatz) aux côtés d'artistes la rejoignant dans son antre. Premier constat, elle semble marquée par son statut de femelle. Oui, on force le trait de caractère car elle le revendique, et que si jamais elle finissait par lire ces lignes (bien lui en prendrait!), elle pourrait peut être laisser un commentaire houleux pour protéger la gente féminine. Vagina Rush, pourquoi pas. En tout cas le titre est évocateur, et a le mérite de faire sourire tout comme angoisser. Vous visualisez un peu un rush de vagins vous?
Musicalement, on oscille entre une fascination pour le hip hop assumée et un amour non renié pour les musiques planantes. Le hip hop d'abord, avec quantités d'invités de grands noms. On citera Ben Sharpa, qui est decidemment partout dernièrement, High Tone notamment, avec un flow rageur et desespéré, qui en veut à la terre entière, et qui réalise ici une prestation assez hallucinante. On a aussi droit à K-The-I, en vaurien échappé de Big Dada, toujours dans les bons coups et dans les associations musicales étonanntes. Pour finir la voix de la demoiselle (on suppose que c'est elle) est trés plannante, aux limites du phrasé parlé à consonnance dub, une version réussie de la copine de Zenzile (Complétez les trous, ça m'interesse pas).
Les productions, et c'est là où la demoiselle fait des miracles oscillent entre destructions hip hop et phrasés mélodiques proches du trip hop, avec des incursions noisy volées à Picore, comme si elle s'était abreuvée des sonorités variées des gaziers passés dans son studio. Le premier morceau est un tube comme rarement il s'en fait, avec une mélodie douce et vengeresse sur des beats enfumés, kick basse ronronnant et le kit rythmique qui fait des siennes. On aurait bien vu Oddateee se greffer là dessus, lui et son mal être qui n'en finit plus.
Puisqu'elle semble insister dessus, on va en rajouter une couche aussi, et il semblerait que sa touche féminine, son vagin, rushe le disque de sa sensibilité. A l'arrivée, un excellent ep pour une touche des machines proprement juste. En espérant qu'elle fasse la vaiselle. (Jarring Effect)

1 commentaire:

celine a dit…

c'est pas le rush des vagins, c'est le rush dans le vagin ;)
ah et c'est pas moi qui chante, je suis que tchnicienne
pour le reste merci
r;zatz