mardi 2 juin 2009

Sonic Youth - Les débuts

Sonic Youth est surement l'entité rock la plus marquante de ces dernières décennies. Autant un groupe avec un son marqué qu'une éthique marquée, le groupe a été associé à différentes scénes dites underground, de la No wave au post rock en passant par le grunge. Quelle que soit la réalité, ces etiquettes sont juste des barrières visant à situer un groupe de rock issu de la scéne new yorkaise facilement intellectualisables qui s'est illustré dès ses débuts par un son peu orthodoxe basé sur des guitares trifouillées avec divers objets (baguettes, tournevis) visant à créer un magma sonore des plus mélodiques. Mais SOnic Youth est aussi une des icônes, si ce n'est l'icône de toute une frange de rock des années 90, dit rock indépendants pour leur capacité à passer outre les constructions faciles, à laisser vivre certaines mélodies et a ingérer une quantité d'influences non rock. C'est aussi un groupe ayant ingéré les influences punk, à l'image d'un Neil Young par exemple, pour livrer sa propre vision d'un rock sale et expéditif (ouais certains disent grunge, moi ça me fait rire). Pour finir, SOnic Youth c'est aussi un groupe ayant lutté pour cette scéne dite indépendante en donnant sa chance à certains groupes, en ayant une activité musicale et artistique variée sur ses différents labels (je pense notemment à son activité expérimentale sur les Sonic youth recordings).
Pourtant, au début des années 80, c'est un tout autre groupe que l'on connait sous ce nom là. Thurston Moore (ancien fricoteur de l'orchestre pour guitares electriques de glenn branca, aux côtés de page hamilton mais aussi de Lee Ranaldo), rencontre Kim Gordon et forment avec Richard edson le groupe connu sous le nom actuel. Leurs premiers concerts ne ressemblent pas vraiment à grand chose, si ce n'est quelque chose de forcément bruitiste et chaotique, qui conservera une énergie punk sans concession. C'est à la suite de cette série de concerts que Lee Ranaldo intégre le groupe.

Sonic youth - Sonic Youth (1982)

C'est en cette année 1982, avec ce line up (richard Edson ayant préféré revenir, malgré son départ), que sort le premier vrai enregistrement du groupe, réedité en 2006 avec une série de live d'avant sa sortie, ou de versions alternatives de morceaux du disque jamais sorties ailleurs.Cet album restera une sortie historique pour le groupe, et agrémenté de ses bonus sur la récente réedition permet de cerner les débuts du groupe avec des versions abrasives et folles en concert, pleines de triturations d'instruments, de riffing cheap et d'experimentations sonores. Quant à l'EP en soi, il nous présente une face bien plus apaisée du groupe que sa réputation concert, largement inspiré par ses travaux passés, dont la participation aux orchestres de Glenn branca pour le côté atonal desmélodies, les insistances mélodiques et rythmiques et le côté incantatoire. Le ton présente un panel sonore inouï avec des dissonances, des répetitions rythmiques proches du post punk, perceuses passées aux pédales d'effets et surtout un déjà fort feeling mélodique. Alors certes, ce disque sonne plus marqué par ses influences, et reste trés rythmé par le jeu de batterie de Edson, trés funky et enlevé, donc forcément moins rock (est ce un mal?) mais reste quand même une grosse pierre angulaire du rock de ce début des années 80, et agrémenté de ses multiples bonus nous permet d'ores et déjà de cerner les différentes faces d'un groupe protéiforme, à la fois abrasif en concert, comme interessé par le choix de mélodies et la recherche sonore. Cet album permettra au groupe de tourner avec les Swans, tournée qui orientera le groupe vers un côté encore plus chaotique que par le passé.

Sonic Youth - Confusion is sex+Kills your idols EP (1983)

C'est donc sur cette sortie que le groupe livrera son côté le plus haineux et bruitiste, proche des concerts du début, proche de son énergie directe.L'expérimentation sur les mélodies se poursuit, mais revêt un côté bien plus punk (la reprise de I wanna be your dog n'est pas anodine), bien plus raw et direct. Pourtant cette dualité reste toujours présente, avec un côté arty psychédélique encore là. Des mélodies oniriques ou KIm Gordon s'impose comme le côté sexuel du groupe. Changement de batterie qui n'en finissent pas, avec l'intégration d'un Bob bert jugé trop cool pour l'essai, puis d'un ancien Teenage jesus and the jerks, avant le retour de Bob Bert pour la tournée. Ce qui fascine sur ce disque est cette facilité à maitriser des ambiances grâce aux choix sonores du groupe, qui ne maitrise pas forcément encore ses instruments d'une réellle manière. Brûlot arty bruitiste, disque clé pour comprendre toute une scéne, disque marquant pour le groupe lui même pour lequel il reste référence, COnfusion is sex alterne passages angoissées claustrophobiques et rage non maitrisée, avec un passag aux effets distordus des instrument complétement arrachés. A 2000 lieues de la musique de club, de la musique maitrisée, dansante et gentille, Confusion is sex est l'expression de terroristes du son bien décidés à prendre en contrepied toute une scéne.

Sonic Youth - Bad moon Rising (1985)

Contrepied poursuivi sur la suite de la discographie.Aprés un brûlot sans aucune concession sonique, le groupe revient avec un album marquant vu qu'il marque l'arrivée de Steve Shelley à la batterie sur la tournée de l'album, batteur actuel du groupe. Bad Moon rising accentue le côté angoissant des compositions du groupe dans un disque sans aucune pause à l'ambiance étouffante et au son cauchemardesque. Les compositions sont lancinantes, à l'image de protect me you sur le précédent opus, mais laissent transparaitre un sens de la mélodie aiguisé, un sens de la chanson pop masqué par un apparât bruitiste et un son sans aucune concession. LEs vocaux se font moins itéraitf et froids et de réels sentiments transparaissent de la voix de Thurston et Kim. Ce disque est terrifiant, et malgré son apparence plus posé ne laisse aucun espace vide dans des morceaux monstrueux où la plus simple des ballades pop se transforme en un cauchemar auditif agrémenté d'un sens de la mélodie annoncé. I love her all the time en en l'exemple parfait. Pourtant les influences sont encore là, ce côté no wave, où Lydia Lunch en personne apparait sur death valley 69. Bad moon rising joue avec les allées et venues rythmiques, l'entrée de sons et leur sortie pour créer une ambiance jamais aussi cohérente pour le groupe, et malgré tout une beauté transparait dans cet opus.

Sonic Youth - Evol (1986)

Le cauchemar est terminé. Ce serait plus le réveil, toujours un peu angoissé, entre rêve et réalité. Evol est un peu tout ça à la fois. La maitrise acquise des instruments, la domination du son, qui ne se fait plus subir par le groupe, mais que le groupe nous fait subir, l'acquisition de ce feeling pop malaxé et déglingué. Shadow of doubt montre que le tout est encore là, inconsciemment, en arrière fond, dans cette aisance des mélodies angoissantes et itératives, issues du post punk. Mais Evol montre la lumière, l'ouverture possible, l'accés vers de nouvells contrées. La beauté simple, lumineuse et à la fois si fragile d'un Tom Violence, où les triturations d'un expressway to yr skull sur lequel Neil Young aurait pu écrire une dissertation (d'ailleurs s'il passe parlà, qu'il se livre à l'essai, c'est une requète). Pourquoi Evol est charnière? Tout simplement car c'est l'essai qui synthétise le mieux la schizophrénie palpable depuis les débuts du groupe, entre violence aigu, bruitiste agressif et beauté limpide dans le choix des mélodies, feeling pop romantique et sexuel. Mais c'est aussi sûrement aussi là que Sonic youth arrive à allier les deux à la fois, en livrant des mélodies à base de violence aigue et sonique, sublimées par une aisance des choix sonores. C'est aussi le début d'une stabilité du line up au niveau batterie, qui créera un réel combo uni (premier disque où Steve shelley participa à la composition). Puis Evol, c'est aussi l'anagramme de love, là ou les démons de l'amour se rencontrent, et luttent pour en extraire la quintessence.




lundi 1 juin 2009

Sunn O))) - Monoliths and Dimensions

Une cathédrale. Depuis des années nous sommes maltraités, au gré de vrombissements qui construisent un édifice des plus fascinants. Là ou les Grimmrobes demos étaient un hommage sonore à Earth 2, fascination pour la possibilité du son à être touché, à être palpé et façonnés par nos mains, véritable synesthésie totale, où l'on pouvait attraper littéralement ce qui nous était fourni; 00 void commençait les bases d'une des plus grandes cathédrales païennes jamais construite. Des bases solides, terriennes, indestructibles et peu malléables, véritables fondations s'enfonçant profondément. Puis peu à peu s'élevait l'édifice, avec des colonnes plus protéiformes (White 1 et 2), plus abstraites et moins monolithiques. C'est à partir de Black 1 que le décorum s'est mis en place, avec les gargouilles, les bouteilles de vins, les cercueils tout au long de ces colonnes, toutes ces petites choses noires et à la fois pleines de clins d'oeil nous rappellant l'humour des constructeurs, toujours plein de second degré sur leur ouvrage. Maintenant l'édifice est monté, bien plus aérien sur Doomkirke, plein d'un lyrisme effroyable, les chanteurs d'opéra ont testé l0'acoustique, les joueurs d'orgue aussi, pour élever la dimension spirituelle de l'endroit.
Monoliths and dimensions serait la première phase de construction d'une toiture pleine de failles. Le son Sunn ne veut plus rien dire, le drone non plus. Ici la richesse sonique laisse place au souci du détail, de la beauté des éléments, de la lutte contre l'humanité d'une construction difficile. LEs murs de guitares ne sont plus terriens du tout, le son vrombit de moins en moins et le feedback laisse place à la richesse émotionnelle de l'édifice. Tout architecte sait que pour construire quelque chose de grandiose, les bases doivent être solides. MOnoliths and dimension laisse place à un son cotonneux, agréable pour y séjourner. Lorsque Aghartha livre ses premieres incantations, le son se fait porteur, accueillant, en aucun cas agressif. Et même Attila et sa voix d'outre tombe nous berce, dans une incantation rassurante et onirique. M & D s'élève, ne cesse de grandir, de murir un son sans aucune limite de beauté, de tisser une quantité de samples sur des nappes de guitares mélodiques où sont déjà brodées les tapisseries d'une victoire. Les vitraux sont colorés (cuivres, vocaux feminins), et finis d'une main de maitre, au pinceau filliforme. Le souci du détail. Sunn ne joue plus dans le brut de decoffrage. Les sons nous transportent plus que nous les transportons. LEs experimentations ambiant du passé savent s'intégrer au tout, les vocaux d'outre tombe prennent tout leur sens dans la messe noire, la lumière filtre à travers les trous, à travers les vitraux. Sunn O))) n'est plus cette bête rampante des grimmrobes, mais se déroule tel une toile, une toile dont nous aurions vu les esquisses petit à petit. La cathédrale ne sera peut êtrejamais finie, car certains ouvrages architecturaux n'ont pas de point final, mais l'avancée prend tout son sens sur cette partie du travail. Sunn O))) a laissé les pioches, les maillets et les instruments lourds pour élever sa construction. Ils toucheront les cieux.

Current 93 - Aleph at hallucinatory mountain

Inlassablement. Le précédent effort nous avait fatigué, et l'ep aussi. Current 93 n'était plus aussi prophétique qu'avant. La voix de Dieu avait un chat dans la gorge. Orphelin de sonorités nouvelles, orphelins de disques vivants, orphelins de voyage dans de nouvelles contrées. Nous avions perdu notre porte parole, surement en bouée dans sa piscine, complétement perché. Et quand Douglas Pearce se permet de devenir une icône complétement folk, qui peut se targuer de pouvoir reprendre le flambeau apocalyptique?
Un joueur de flûte, un joueur de xylophone, pour servir le disque le plus psyché d'une discographie labyrinthique. Le plus rock et le plus électrique aussi, comme si la collaboration avec OM l'avait bouleversé. Des contrées sanglantes, décrites dans des morceaux sans queue ni tête, remplie de solis agressifs, d'écarts soniques fleuves, sur le retour d'un tibet plus conteur que jamais. Des délires à la réalité, des structures hallucinées qui nous perdent, proches parfois de mantras, où la moindre explosion electrique reste ejaculatoire, sur des choix rythmiques plus que percutants. Le tout reste porté par une solidité de l'ensemble, ou Tibet arrive à lacher le lion dans un zoo végétarien, où même la guitare acoustique qui lui est si chère a des sonorités indiennes, où les violons se font menacants. Finies les echappées religieuses dans sa forêt rassurante, où la vierge se ballade à poil en se tripotant les tétons. Aleph at hallucinatory mountain est cette terre brûlée, où se balladent les démons, et nous sourient, jusqu'à nous rendre fous et se jouer de notre santé mentale. Aleph en est le chef, du haut de sa montagne rouge sang il joue du clavier, debout, entouré d'une farandole d'êtres mystiques, aussi réels et palpables que nous mêmes. Vaincu, la folie et l'insouciance nous gagne, et nous partons rejoindre ses rangs, dans une douceur colorée.

Menace Ruine - The die is cast

Un étrange bâtard que ce disque, éloigné des débuts plus black métal du groupe. Plus qu'éloigné d'ailleurs, tellement lointain qu'il ne reste que cette rigidité du son, sans concession aucune. Saturé jusqu'à plus faim, le son des canadiens se fait pourtant bellement lumineux, pour livrer un drone à l'ambiance médievale, drone proche d'un mantra assez rapide, évolutif au sein de morceau courts (ce qui constitue d'ailleurs leur gros défauts). La variété des ambiances fait la part belle à la maîtresse de cérémonie vocale qui flotte au dessus de ce magma sonore mélodique avec une belle envie de nous faire planner. Proche d'un Nico pour certaines tonalités bien gothiques (époque desertshore), la demoiselle fournit son côté The moon lay hidden beneath a cloud à une musique complétement incantatoire et d'une lourdeur pour une fois pas toxique mais libératrice, ayant plus empruntés au son aérien d'un Asva qu'aux nappes des grimmrobes demos (et je ne dis pas ça pour les vocaux féminins). Le ton est bien ficelé, assez accessible, et nous entraine dans les méandres de mélodies psychédéliques enfumées, sans jamais nous laisser atteindre vraiment la transe de part le côté expéditif.

dimanche 31 mai 2009

Primavera Sound 2009

Comme l'an dernier, votre servant se colle ce festival toujours mieux dosé, et toujours aussi rempli. D'ailleurs cette année est un peu plus déroutante niveau horaires, et l'on va devoir perdre des choses que l'on souhaite voir.
Notre festival commence par Dälek, soir de la victoire du triple titre du FC Barcelone, qui commence en retard pour attendre les fans de foot (sic) et nous permet donc d'arriver à l'heure (pour les non fans de foot un peu lents). LEs ayant vus le mois dernier à Montpellier, dälek balance un set bien plus rageur et expéditif (surement du en grande partie aux contraintes du festival) mais qui dégage une haine palpable et une urgence bien industrielle. Oktopus se régale de nous envoyer de gros marteaux piqueurs mélodiques et de maltraiter son microsillon pour rendre les morceaux encore plus violents que normalement. Dälek quant à lui se fait plus humain, surement parcequ'il communique, et pose avec classe sa voix sur beaucoup d'instrus de Gutter tactics et de désormais quelques classiques (je pense a Ever somber).
Pour suivre, Zu va envoyer son jazzcore cartoonesque trés pattonien (pas forcément un compliment), set duquel on retiendra quand même un excellent jeu de batterie, varié et créant une ambiance aux limite du chaotique neurosien à certains moments. Le reste est quand même ultra mélodique dans la destructure et joue énormément sur les effets d'un bassiste (sur?) triturant son instrument aux confins du possibles grace aux pédales. Un peu surfait peut être, mais le côté rigolo rend le concert pasprise de tête et rapidement prenant.

Suite à cela s'annonce le festival en plein air à proprement dire. Lighning bolt va chauffer la scéne, en sorte de clows pas si drôle que ça, et occuper l'espace sonore d'une trés belle manière à deux. Le batteur/chanteur/catcheur livre une prestation possédée, endiablée et l'on reprochera surtout au bassiste de trop en faire par certains moments. Jesus Lizard vont donc bénéficier du son fabuleux de la scéne ATP (vous vous souvenez OM, fuck buttons l'an dernier, c'était là bas) pour livrer le concert de la soirée, et un des meilleurs du festival. Mon collégue a parlé de la prestation à Paris, juste rajouter que j'ai été totalement conquis et que le fantôme du rock n roll flottait sur cette prestation au son carré. C'est donc l'heure de se faufiler sur la grande scéne pour My bloody Valentine. Je ne suis pas trop fan sur disque, je trouve ce groupe un peu surestimé, bien que plaisant et la curiosité poussait mon choix plus qu'autre chose (ouais, j'ai raté the Bug). Alors ouais, c'est plannant, ouais ils jouent trés fort, mais au dela de cette montagne d'effets pas forcément bien maitrisés (les balances étaient bien horribles, impossible de capter un seul vocal), le maitre mot est de jouer quelque chose de simple et pas trés efficace sur un son TROP fort pour le genre. Shoegaze surement, plannant surement, car ça n'est pas dégueu, mais de là à se toucher sur cette prestation aux confins de la pop et du rock noisy, il y a un pas que je ne franchirais pas. Découverte des effets? Je retourne a Psychocandy. C'est sur Aphex twin que se passera la première énorme baffe du festival, avec une aisance stylistique, rythmique et mélodique impressionante. J'ai rien compris mais jsuis d'accord. Au gré de mélodies connues de son registre, de breaks salvateurs, AFX asséne un son d'une lourdeur prenante, aux confins des genres technoides/electroniques/hardtek rendant le tout palpable. J'ai touché le son, et celui que je n'arrivais pas à attraper me lacérait le face. Alors aprés, Squarepusher et sa basse funky qui tourne un dvd, forcément ca parait un peu fadasse.

Le lendemaon s'ouvre sur Sleepy sun, sorte de rock 70 ayant mangé pas mal de black Sabbath, se la jouant fonsdé, et livrant du cool materiel pour soirées canaps. Pas transcendante non plus la prestation de Tokyo sex Destruction en open air. Les ayant vus en petite salle, leur énergie se décuplait pour arriver a te gifler, dans un mélange des stooges et de at the drive in avec un chanteur hyperactif. Pourtant assez convainquante, bien energetisée, l'espace ne se pretait pas forcément au groupe.
Redirection scéne ATP pour voir Sunn O))) jouer les robes. Enorme déception. Le début met du temps à se lancer, deux coupures au bout de 4 minutes, on se demande ou est l'arnaque. Le son manque de puissance (ouais sans boules quiès ça passait comme une lettre à la poste), j'en ai a peine les jambes qui vibrent. Puis 45 minutes de prestation, au moment ou on commencait vraiment à rentrer dedans, à se laisser submerger par un son pas du tout sumbmersif. Alors c'était cool ouais, mais ça faisait bien pose humoristique, du sunn bien second degré se foutant largement de nous en plus d'eux même. Théatral mais largement ridicule vu qu'ils ne nous ont pas mis KO du tout. Un concert de sunn ou il faiisait bon être, ca parait pas problématique?
Et c'est pas The drones qui va changer quelque chose au lourd constat. Etant déçu par des préférés, leur rock inspide participe juste ála débacle.
Heureusement, c'est Shellac qui va sauver la soirée, en chevalier, comme l'an dernier. On était prévenus, je le savais que c'était une machine live, et j'en suis encore plus convaincu. Vainqueurs par KO. This is the end of the radio.

POur boucler ce festival dense et ereintant, la journée la plus remplie nous attend, journée qui commence par un ratage de Jesu (même raison qui a fait que j'étais à l'heure pour dälek, la mollesse), puis par une prestation marrante de Plants & Animals, qui passé le côté inutile de la chose se rèvéle plutot libératrice, pour se diriger vers Neil Young. le loner est là, et c'est émouvant de le sentir si boosté. Un paquet de classiques (hey hey, my my, down by the river, cimmanon girl, Heart of gold, old man...) pour boucler sa prestation sur un rappel d'A day in the life (quand même ouais). Nostalgique, c'était notre pote ce soir là, notre pote qui nous remplit le coeur de bonheur, qui nous chante des comptines maintes fois entendues et qui nous retourne sur des morceaux épiques.
Plus long set de mon festival, il nous fera rater Oneida, concert que j'attendais pas mal et qui au vu du final avait l¡air bien explosif (ils jouaient forts eux), mais sans trop de rancune. C'est sur fond de Liars que l'on enfile la tenue de combat pour Sonic youth. Alors, a mes yeux ce concert était excellent, mais largement trop carré. Ils sont éternels, selon le titre de leur nouvel album qu'ils joueront à profusion, et ils doivent surement le rester en s'économisant les oreilles (ouai t'as vu, ils jouaient a un niveau indecemment bas). Pour des terroristes sonores ça faisait un peu teletubbies sur le coup. Puis bon, sur le rappel ils auraient pu nous la jouer moins edulcorée sur l'experimentation sonore, du genre "t'as vu on sait encore le faire, juste qu'on a pas le temps". C'était un fest, c'était de la promo, mais c'était quand même génial, rock n roll à souhait. El-P enchaine, et nous livre sa vision de la guerre. Elle se fera à base de samples. Il nous balance de tout, de lou reed à rage against the machine et les deux mc's s'en donnent à coeur joie pour jouer avec ironie sur les différents registres et caricaturer leur propre son. Bonne teuf, bien en musique. J'approuve. Le festival se clora sur une deuxieme gigantesque baffe: Zombie Zombie. Ne rigolez pas, ya tout là dedans. De l'humour, du sérieux, du Carpenter, du crotte rock, de l'énergie, de l'électronique, de la maitrise sonique, du jeu et un grand plaisir à balancer de longs morceaux évolutifs à rendre fous, et à lobotomiser ton caniche depressif. A revoir, encore et encore cette chose francaise visiblement, duo de bons geeks, dont le batteur joue aussi dans Herman Dune visiblement.

jeudi 28 mai 2009

JESUS LIZARD & SUNNO)))




J'ai largement vanté les mérites de ce festival parisien l'an dernier grace à une affiche hallucinante pour notre capitale. Cette année je ne prends mon billet que pour le premier soir, ce qui est dommage (rien ne me poussera à me bouger pour une autre journée) mais qui tombe bien (fin d'année, tout ça...).



Problème: je n'ai probablement pas à dire grand chose de plus que ce que tout le monde en dira, de ce premier concert. Le groupe de première partie, est normalement un duo entre Simins, batteur du blues explosion et Dan the automator, l'homme derrière Gorillaz et Dr Octagon pour la mise en son, rien-que-ça-madame. A cette équation complexe, vous retirez Dan pour le live, vous ajoutez une violonosite chanteuse (qui mènera d'ailleurs un des meilleur morceaux de la prestation, simple avis), d'un bassiste, d'un premier guitariste qui joue aussi un peu de nord lead (c'est mon coté geek de matos, je précise quand je connais), et surtout, d'un guitariste qui ressemble à Ben Stiller avec une coupe de cheuveux type Caniche Royal post-sêchage. D'ailleurs un moment je finis par croire que c'est vraiment le gland de Zoolander tant son jeux de scène est excessif, poussif, ridicule.

SunnO))) sur scène, je sais plus si on en a déja parlé ici, mais c'est une messe noire qui vous tombe dessus. Je vous raconterais bien les conneries que vous lirez ailleurs type "voyage interne", "profondeur de l'âme", "noirceur insondable", "pénétrantes dérives soniques" ou autre, mais je ne suis pas d'humeur "à fleur de peau" pour vous sortir le jargon du pauvre qui se pisse dessus quand l'infrabasse de MK ULTRA BLIZZARD me ruine le bas ventre. Le concert de Sunn de ce soir est bien supérieure à celui du nouveau casino en 2005, mais moins fort, moins assourdissant. Mais la sauce prend mieux, même si SOMA reste ce guitariste classe nerd supérieur, bon gôut inclu, incapable de jouer en rythme ou en accord (!) avec son comparse Anderson, qui du coup génère à lui seul l'intérêt de voir Sunn sur scène. Bien sur que le duo est impressionnant, et entendre les personnes dans le public prêt à subir leur dépucelage pousser de grands soupirs devant le mur d'amplis quand celui-ci apparait est jouissif. Mais difficile aussi, quand du coté gauche de la scène nous prenons un retour de basse des plus asphyxiants qui soit dans l'intestin, de ne pas rire et faire abstraction du second degré revendiqué par les géniteurs de l'entité qui injecte l'épais venin ce soir.




Ce qui m'a poussé à venir ce soir, ce sont les différents témoignages concernant Jesus Lizard depuis 5 ans un peu partout: groupe culte, cité à tort et à travers par n'importe quel groupe à guitare qui n'a aucun rapport avec les inrocks. Les premiers avis suite au concert de l'ATP sont unanimes, le groupe reste cette brute de scène qu'il était dans les années 90, peut-être le meilleur groupe selon le NME à l'époque (les temps changent!!) qui perpétuerait sa propre tradition. Et j'aime bien JL sur disque, mais je ne fais pas partie du clan qui voue une adoration démesurée à Denison, Sims, Yow et McNeilly. Du coup, oué, c'est cool, fun, drole, énergique sur scène, c'est très bon...Mais on est loin de la méga mornifle promise! Certes, pas mal de groupe devraient en prendre de la graine. Lorsque j'ai vu Pissed Jeans l'an dernier, je me disais que voilà peut-être le remplaçant de JL. Je me trompais. JL est au dessus de ça. Mais je ne suis pas transcendé par le concert. Pourtant il s'en passe des choses sur scène: Yow est dans le public à la moitié de la première note, insulte Sunn et MWP, crache, tire le chapeau de son pêcheur au micro, dégomme le tee d'un malheureux, pousse les gens qui s'aventurent sur scène, fait des pompes le micro coincé dans le gosier, et surtout, assure ses paroles même dans les situations les plus improbables, sans que cela ait l'air spécialement hors du commun pour lui. Avec sa bonne tête de poivrot, Yow assure son show, pendant que derrière ça joue velu et carré: il chante presque pas si faux, et fera le coup du MJK qui fait une clé de bras à une fille qui pendant plusieurs minutes avant était à négocier la haute teneur en stupidité de son future act ("j'le fais? j'le fais pas?! Ahahahahahahahahj'crois j'vaisl'faire!!"). Hop, corrigée la gamine.

mercredi 20 mai 2009

Enslaved - Vertebrae

N'a de black metal que son passé j'ai envie de dire. Et certains de ses fans aussi. Les autres ont fui avant d'en arriver là. Ils auraient du fuir depuis Below the lights finalement, qui était la première sommation. A quoi bon s'attacher au passé viking du groupe, qui a surement fait ses preuves en son temps, mais aurait rapidement tourné en rond. Aucune raison donc, de surcroit en connaissant la capacité du groupe à avancer, à ne jamais tomber dans une redite putassière de la précédente livraison. C'est d'ailleurs pour cela que ce groupe est si à part, si respecté dans le monde métallique. A petits pas, le groupe est allé trés loin. Etant l'un des groupes les plus blacks de la dynastie black, ayant même partagé à ses débuts un split avec Emperor, Enslaved n'en a eu que faire. Bien leur en a pris, vu ont sont restés les groupes de black originels norvégiens (mis à part satyricon et Mayhem, en gros, en passant sur les deux derniers Satyricon, taillés pour faire rêver une pucelle hongroise en mal de sensations).
Enslaved se libère à chaque fois plus de ses références, obligations, et insère à chaque fois une once d'experimentation supplémentaires pour teindre son métal d'influences progressives. Voila, le mot est laché. De black il ne reste plus rien sur ce Vertebrae haut en couleurs, Runn ayant fait la transition pour en arriver à ce degré de tons fauves. Voix claires, textures psychédeliques, oniriques, guitares et riffing plannant, Vertebrae est un peu le repaire des dieux vikings. Le buvard nordique en quelque sorte, celui qui va t'agresser par ses sonorités colorées. Puis la production est d'une justesse troublante, avec Joe Baressi aux manettes, Enslaved atteint son valhallal, largement lancé depuis trés longtemps. Quand on voit comment les premières salves avaient été lancées dans Below the light, pour porter ses fruits dans un Isa majestueux, puis pour éclater dans un Runn aux limites black, on se demande quelle saveur pourrait avoir la suite. Enslaved sera rock, floydien, à l'entente du soli de ground, des guitares acoustiques qui l'accompagnent, des constructions. Belle surprise, pour un disque éblouissant qui laisse béat.

Deathspell Omega - Chaining the Katechon

La scéne black française a quelque chose à part. Surement ce son qui restera à jamais gravé dans le savoir faire collectif de nos groupes. A partir de là on nous colle le côté expérimental intellectualisant, surement aussi à cause d'interviews de certains acteurs de celle ci qui sont bien fiers de cette intellectualisation à outrance. Deathspell Omega est à posteriori le projet le plus passionant (avec Blut aus nord) de l'aventure black française. Quoi de mieux pour en parler que ce dernier ep sorti l'an dernier, contenant un unique morceau. Evidemment, kénôse a plus ou moins tout dit, dans un disque jusqu'au boutiste ou trois périodes livraient une quantité d'ambiances impensables, et surtout aboutissaient le son de DSO dans des guitares acérées labyrinthiques flottantes. Ici, ils s'essayent à l'unique piste progressive, essai réussi avec un condensé d'ambiances toujours aussi bien degurgitées et un sens de la progression sonore à glacer le sang. Black metal il reste surtout cette noirceur d'apparat, et ce crachat ambiant qui paralyse l'ambiance. Puis cette sensation de ne pas réellement avancer, que la progression ne fait que s'enfoncer dans un vaste marécage sonore, ou nous perdre dans un dédale sonique.
POurtant quelque chose a legerement changé chez Deathspell Omega. Le son se fait plus limpide, les guitares, entre autres, donnent l'impression de commencer à revivre, sont moins flottantes et pesantes qu'à l'acoutumée. La production leur permet de se vetir de plus de decorum et cela rend chaining the katechon leur sortie la plus humaine à ce jour.

Watain - Casus luciferi

Pourquoi casus Luciferi et pas Sworn to the dark vous vous demandrez? Car c'est le moment de ressortir les fonds de tiroir, et d'être sincère avec le lecteur. Même si le dernier Watain est bon, c'est surement le moins bon des trois, sorte de réservoir tubesque qui reste facilement en tête. Alors oui, Sworn to the dark est bon, mais reste le Watain le moins marquant.
Et rabid death's curse? Il lui manquera surement un petit quelque chose, au niveau de la production par exemple, ou de l'étirement des compos, pour arriver au niveau de celui ci.
Car Casus luciferi est un pavé black metal comme rarement il s'en est fait. Clinique, appuyé sur un son d'une froideur moderne pasforcément typique (on est loin de satyricon post Rebel Extravaganza ou de Mayhem post Grand declaration of war tout de même), mais accés sur la justesse du propos. Le riffing est limpide, jouant sur les rythmes et sur les coupures sonores, sur un riff qui résonne, le tout laissant en quelque sorte des espaces monstrueux pour l'incision de parties plus aigues raclant le sol. Watain livre avec rare violence des mélodies d'une beauté violente, sur des vocaux sans aucune concession. La concession, c'est surement ce qu'ils accepteront plus tard dans leur discographie, et que jusque là ils ne laissaient pas filtrer. Clinique, un brin martial sans trop l'être, Casus luciferi est noir, mais nous déclare la guerre. Et de si belle manière! Je pense à puzzles ov flesh épique au possible, ou à certains moments de gloire libérateur. Watain joue largement dans une autre cour, là où beaucoup s'inspirent du trip viking, là ou d'autres s'inspirent du trip progressif, eux reviennent à l'essence même de la violence.

MC SOLAAR-Prose combat


Dans le truc qui nous sert d'histoire du hip hop, on a souvent tendance à ne retenir que l'axe paris-marseille avec NTM et IAM (3 lettres à chaque fois, histoire de pouvoir charger niveau intellectuel derrière), l'oubli de l'ami Claude MC dans la période 93-97 (en gros, des premiers gros morceaux rap jusqu'a l'explosion médiatique et le relai de skyrock pour épouser la loi Toubon) est réccurent et pourtant injustifié. Peu après le temps où il était cool à l'école - le temps des juppes-culotte- Claude commit un premier album au nom gentiment poétique mené par une paire de single aussi niais qu'introductif de bonne humeur en mode pantalon zoulou, chapeau embarassant et toute la panoplie. Prose combat sera, et restera, le chef d'oeuvre que l'on pouvait attendre du jeune talent. De Solaar on garde l'image d'un gentil garçon, posé et doux, plutôt porté sur la recherche du mot juste. Mais c'est peut-être réduire un peu au plus simple le bonhomme qui s'illustre sur les 15 morceaux de ce deuxième long. Claude est entouré d'une équipe rodée depuis le premier et s'articule autour d'un DJ au nom qui fleure bon l'amérique (la caution true?), Jimmy Jay et surtout de ce qui deviendra Cassius, à savoir Philip Zdar et "pigalle" Boom Bass. Le travail des deux producteurs n'est pas des moindres et place la possibilité d'un hip hop français avec du corps, une sorte de paire au Paris sous les bombes qui pourtant ne sortira qu'un an plus tard. Les samples sont amples (j'écoute, je m'inspire et voilà le travail: jeux de mots vaseux), se collent sur des beats rarement surprenants mais souvent épais et langoureux. Le duo gonfle sévèrement le son sur l'ensemble des morceaux d'énormes basses, toujours puissantes et tout en rondeur. Si l'élément rythmique est parfaitement maitrisé, le reste du spectre sonore n'est pas négligé. Aubade ou dévotion présentent d'énormes claviers, spacieux, vertigineux. Sur le 9ème morceau (les curieux comprendront pourquoi je ne recopie pas le nom du morceau après avoir vérifié ça) le morceau se construit progressivement sur un empilement de léger larsen encerclant un beat sec, ce qui n'est pas sans rappeler le travail de Mick Harris. D'ailleurs, en 94 on rapprochait souvent Harris du trip hop naissant, courant que Zdar et Boom Bass semblent maitrisé aussi (les premiers massive et les débuts de portishead ont-ils tournés?! De toute façon cela reste un dérivé de hip hop). Les ambiances sont lourdes et dégage cette mélancolie typique 90's, notamment grace à l'utilisation régulière de samples de sax et de trompettes. Bien sur, la musique s'aère du gimmick via des cordes douces et blues sur "Dieu ait son âme" ou "la fin justifie les moyens". L'autre pic de production de l'album est évidemment ce "nouveau western", gonflant magistralement un sample de Monsieur Gainsbourg. Sur cette épopée sonore à part entière, Claude nous compte sa vision du monopole US via son verbe, et marque des bons points. Son mot est souvent juste, tout au long de l'album, la rime riche, imagé et juste. On sait Solaar fanatique de l'écrit et il rend justice à sa passion la plupart du temps. Ainsi il est tout à fait capable de passer de brillantes accélération bien menée qu'à de sombres jeux de mots un peu raté. On pensera notamment à "la concubine...", un des morceaux les plus datables de l'album, à la production lourde et facile où Claude y va de son mot sur la guerre (pas bien), cette dernière qui niqua Guernica tout ça, tout ça... Il parle aussi du biz dans lequel il rentre, d'un regard sur son auditoire qui trouve rapidement ses limites, de l'amour ou de ses contemporains, en nous épargnant le regard sur la situation en banlieu, sujet alors peu attirant pour les médias à l'époque tout en collant parfois d'habile verset ("allez vous faire F...non, je prefer passer outre!" grand). Sinon Claude MC est plutôt obsédé par le passé (qui lui revient comme un bilboquet), qu'il décline à plusieurs reprise, allant jusqu'à l'autoparodie. Si l'artisan du verbe baigne son disque dans la mélancolie, il trouve rapidement la limite de son discours dans l'incapacité qu'il aura par la suite à développer des choses plus pertinentes. Dès le suivant, la magie disparait, "Les temps changent" n'étant qu'une redite, sans parler des calembours, 10 ans plus tard type "da vinci claude". D'ailleurs il ne sera pas le seul responsable de cette chute puisque le duo de producteur, probablement plus motivé par le projet Cassius alors naissant, habillera de façon bien pute le "paradisiaque" qui succèdera 3 ans plus tard à ce second jet. Reste donc ce disque, un peu seul dans cette discographie aride en qualité, mais qui peut, à lui seul, justifier d'un intéret certain pour "l'homme qui capte le mic et dont le nom comprend double A".

mardi 12 mai 2009

AGORAPHOBIC NOSEBLEED-agorapocalypse


ANB, le retour. Un mec s'est barré y'a quelques temps déja, laissant la place à une demoiselle tout en rage qui hurle comme une tough girl s'égosillant sur du hardcore moshpit 2.0 dans tes dents. Sur moults passages d'ailleurs, Hull ralentit un peu le BPM et ANB semble plus proche du hardcore/metal que jamais. Mais ne vous y trompez pas, ANB reste le maitre du grind new school ultra violent, et comme le disait Broadrick, le groupe joue tellement vite que ça en devient parfois psyché. La production est ultra massive, mais le plus étonnant reste la programmation de la BaR. On savait que Hull s'appliquait tout particulièrement dans cette étape, mais désormais, l'illusion est totalement bluffante, d'autant plus qu'elle ne sonne plus comme une simple BaR, mais comme un réel batteur, Hull ayant très probablement travaillé avec des samples. Si bien que vers le milieu du disque, ANB offre un...solo de batterie! Bluffant, et ultra recommandé pour ceux qui ont un intéret dans la chose.

SCORN-Stairway 12"


Dans le genre "je suis atteint de collecitonnite aigüe, voilà un disque mono face de Scorn pas dégueu. Rien que le principe du disque ferait regretter de ne pas s'être rendu, ce soir là, au concert: tout est expliqué sur la face B du 12", et voici ce que cela raconte:

"★★★★★ Cheers for coming along to the Scorn launch night at The Crypt! You are now the proud owner of this special ltd edition one sided promo 12" by ~ Scorn. Only 250 made! The track featured is "Stairway" - taken from the forthcoming Scorn album "Gyral" (released in October '95) Your ltd edition number is → ___/250. Collectors price £50!!! Etched by Chin!!"

Ultra-Enjoy!

GRAILS- Doomsdayer's holyday


Grails est passé en peu de temps (à vrai dire, le temps d'un split) de gentil groupe de "post rock" à celui d'excellent groupe tout court, sans post ni rock. L'entité s'est développé son propre son, s'éloignant de n'importe quelle école, et s'affirmant à chaque enregistrement avec une identité bien singulière. En effet, Grails semble plus à voir avec le progressif et le rock psyché qu'avec ses petits contemporains avec qui ils partagent parfois un label. Amos et son posse dessinent une musique sans barrière, qui pioche vers la musique de film, les mélodies orientales, les rythmiques free jazz. Une pincé d'Art Ensemble of Chicago, une louche de King Crimson, une cuillière de Can, un zeste de Morricone. Le groupe tisse ainsi cette musique trouble, aussi bien dans les compositions, tortueuse, instables, que dans le son même, vaporeux, imprécis (ici, en qualité) qui semble apte aux "hallucinations sonores" comme ils se plaisent à présenter eux-même la belle affaire. Aidé ici de Randall Dunn, qui assure production et synthés analos, Grails redéfini une musique qui s'enferme trop facilement dans le cliché pour offrir un disque ambitieux, qui brise les cases de la composition rock moderne. En un mot comme en cent, ce groupe est passionnant.

samedi 9 mai 2009

SND-Atavism


Quand d'habitude je mets une photo avec une certaine mise en scène de l'objet, c'est que, tout simplement, je n'ai pas eu le choix, y'avait rien d'autres de dispo sur le web qui me paraissait utilisable. Celui ci pourra être l'exception: il me semble que cette photo met plus en valeur les qualités visuels de cette pochette qu'un simple scan de face.

SND est un groupe assez discret, et intrigant. Assez connu et respecté dans le milieu, ils sont pourtant parmis les plus discrets activistes de l'Electronique exigente et pointue -je devrais déposer cette appelation EEP...ou EPE...je sais pas. Quelques albums chez Mille Plateaux, puis Rob Hall, moitié du duo s'est occupé à d'autres projets. L'an dernier, ils ouvraient pour Autechre, et sortaient un maxi "4,5,6" aussi vite écouté qu'épuisé (et donc disponible sur ebay contre une rétine). Si j'avais trouvé leur musique sur scène un peu facile de par son hermétisme "tout au laptop", il y'avait néanmoins des agressions de maitrises sonores qui méritaient attention (le pasage de l'infrabasse qui retourne le boyau, foutrement bien planqué entre deux morceaux, rappelez vous!). Curiosité "on". Finalement, Raster Noton vient à la rescousse de l'auditeur désespéré et sort ce nouvel album. SND y fait ce qu'on pouvait attendre d'eux: une musique electronique...exigente et pointue! Minimalistes, les compositions s'articulent autour d'idées simples et progressent lentement vers d'autres formes, comme des glissements électroniques passant d'un plateau sonique à un luxuriant geyser digital. Froide, la musique l'est, mais propose une sorte de mélancolie presque impalpable tant elle apparait sous entendu derrière la rudesse des structures. Derrière un hermétisme évident, grouille en effet une sorte de plaisance auditive qui n'est pas sans appeler -excusez le raccourci- l'album amber d'autechre, ou encore un boards of canada mais qui aurait viré la chaleur analogique pour essayer de faire sonner un oscilloscope avec leurs propres règles. Ce qui se dégage c'est qu'au bout du compte, la formule fonctionne et que passé une première écoute qui peut dérouté, l'album amène l'auditeur loin de là où il pensait se rendre: vers un disque passionnant, extrêmement bien construit et obsédant, mais dans le bon sens du terme.

Si ce magnifique album vous tente, je ne peux que vous conseiller de vous le procurer via le label directement, car les magasins le revendent une fortune dûe au prix de l'import.

Curiosité "off".

dimanche 3 mai 2009

VENETIAN SNARES-Filth


Funk avait un peu joué le jeux du "retour de l'electro rave à l'ancienne" l'an dernier avec detrimentalist, qui multipliait les sons de vieilles bornes arcades mais aussi des sons de bécanes empruntés aux premiers morceaux techno des années 90. Bref, l'an dernier , il y'eut ce retour de l'ancien son electronique avec son album, mais ausis la réedition de Basic Channel, ou encore le dernier Prodigy qui affichait la même mine. Aussi, quand on a vu la pochette de Filth et que, de surcroît on avait lu le titre, on pouvait penser que le ton allait considérablement se durcir chez Funk. Et pourtant, pas vraiment. Les sons sont moins jouasses que sur le précédent, mais la débauche de beat et de breaks en tout genre est moins virulente que sur le précédent, comme si le rythme s'était calmé tandis que la bassline s'était déchainée. Alors certes, il reste cet esprit gabber à la yahourtière mais VS continue de proposer une vision différente de son trip sonique à chaque disque, et bien que la TB soit dans le formole, visiblement, cette démarche est tout à son honneur.

KODE9-Black sun/2 far gone


Kode9 fait parti, à mon sens, de ceux qui ont prouvé qu'il était possible d'imposer le format album pour le dubstep. Car le disque sorti précédemment avec Spaceape avait cette touche supplémentaire, cette aura qui lui conferais une légitimité à rester dans la durée, à dépasser le cadre du simple maxi, au même titre que de trop rares albums. Jusque là, si vous passez régulièrement ici ce discours ne vous est pas inconnu. Mais il faut croire que, simplement, les artistes de ches HyperDub ont ce petit truc en plus, cette capacité à ne pas pondre juste des suite de morceaux où finalmeent pointe l'ennui passé les 5 premières plages (Distance, Pinch, 2562...). Bref, nous n'avions pas chroniqué le disque de Kode9 mais il fait parti des excellents albums du genre, une réussite totale de par ses ambiances travaillées, ces voix soufflées discrètement comme toiles de fond. Kode9 revient en solo avant un album à paraître cet été avec ces deux faces gravés. Le beatmaker livre deux titres qui sortent les mêmes sons old school type jeux vidéos de l'album, mais les colle à des rythmiques plus cadencé, plus riche, orné de percussions digitales venant gonflé le beat premier. Une jolie sensation mélancolique se dégage de ces deux plages, courtes, comme vous l'aurez compris.

samedi 25 avril 2009

CYPRESS HILL- Stoned raiders


On est quand même rarement méchant sur ce site, et pour une bonne raison: vu qu'on ne nous envoi pas de promos, on chronique ce qu'on se procure (légalement la plupart du temps). Et sincèrement, se payer des disques de merde ne fait pas franchement parti de nos loisirs. J'ai pourtant fait l'incroyable, redonné une chance à un album que j'avais soigneusement planqué, genre dans l'endroit le plus rude de chez moi pour dénicher un disque, avec l'espoir de ne jamais retomber dessus. J'aurais pu choisir n'importe quel autre disque de Cypress, mais non, il fallait que ce soit celui-là. Pourtant je crois bien être capable de trouver des qualités à Skull & Bones, pourtant loin de fracturer une patte à un canard. J'aurais pu parler de temple of boom, leur chef d'oeuvre mais ça sera pour plus tard -demandez pas quand. Mais non, par je ne sais quel concours de circonstance c'est celui-ci que j'ai été déterrer. En effet, cette semaine j'ai entendu des gens dire du bien de ce disque, alors que j'étais resté sur l'idée d'un album plutôt raté. Verification. le fait est que tout dans cet album est embarassant, si bien que si je le pensais peu aboutit à sa sorti, maintenant il n'y a qu'une seule possibilité: c'est une merde. Tout dans ce disque est mauvais, Cypress tourne à vide, ils se parodient eux-même, B Real devient non plus un MC intéressant de par sa voix mais plutôt une sorte d'élément des plus pénibles à écouter. Muggs, le patron du posse conçoit des instrus plates, sans le moindre intéret. Les morceaux en général sont niais, le groupe imite Cypress Hill en faisant du remplissage: un mauvais morceau typé metal en ouverture, riff zéro degré, une reprise/coda de "how i could just kill a man", ou encore un morceau retrospectif un peu laborieux. Les mecs de fear factory sont mis à contribution pour les parties rock, Bobo fait les batteries, et un morceau plutôt pute avec MethodMan et Redman: Rien de mémorable, au contraire. Sur les photos du disques, tous se sont laissé pousser les cheveux. Visiblement, c'était une période difficile pour le crew.

lundi 20 avril 2009

ZENI GEVA: Pan!


Je me rappel quand le dernier album de Zeni Geva est sorti, la bio promo commençait par "Zeni Geva are legends". Aujourd'hui -soit 8 ou 9 ans plus tard, le temps passe tellement vite- aller voir ZG sur scène c'est être sur d'aller voir des légendes. Noise depuis le début, brut, composé de KK NULL, le nom qui arrache un sourire aux plus scéptiques, le noise maker japonais himself, de Tabata, ex boredoms et du batteur originel, également artisan chez Ruins, Zeni Geva foule le sol Parisien -ou presque- après une tentative avorté l'an dernier suite à des problèmes familiaux. Je passerai vite sur Stuckometer, j'en attendais plus de ce groupe que la salle a bien vendu sur son site, car je crois qu'en ce moment, le free rock bruyant abstrait et surtout aproximatif ne me fait ni chaud ni froid, si ce n'est que ça m'ennui et que pendant tout leur set, mentalement, je me demandais comment ça se passait entre un promoteur et ce genre de groupe pour boucler une soirée. Ils sont payés pour ça? Derrière, ZG enquille sauvagement, avec un son d'une extrême lourdeur -par rapport à cette sympathique salle, on peut en déduire que dans une plus grosse structure, le trio aurait tout brulé sur son passage. A l'heure ou tant de groupe se tente à une noise qui peut vite pêcher par quelques maladresses, Tokyo envoie une de ses plus brillantes comètes, une de celle qui affiche une maitrise du son, une éxécution exemplaire. Du coup, pas la peine de palabrer des heures sur ce set majoritairement articulé autour du dernier album en date, car simplement, le niveau de ce groupe est au dessus du lot, largement. En un mot comme en cent: Zeni Geva are legends.
ps: On me signal que j'ai oublié de parler du public. Ceux qui passent régulièrement ici savent une chose: je suis un poissard, dès qu'un casse couille vient en concert il me trouve, et se fout à coté de moi. Pire encore , il me poursuivra si jamais je tente une évasion. Cette fois-ci ce n'est pas un mais plusieurs indigènes. Une tribu, car comme le disait Alan Grant au début de Jurassic Park: "ils se déplacent en troupeau". L'équipe nous a prouvé l'interet d'avoir des drealocks - pour des coups de fouets- et d'avoir bien manger a la cantine étant petit -la graisse collante, ca dissuade. Je ne parlerais bien sur pas de la consommation de houblon, signe distinctif des plus beaux énergumènes. Je finirai par dire que l'hygiène et rock'n'roll reste quand même deux notions qui peuvent ne pas aller de paire, car comme me l'a si bien fait remarqué Monsieur Drago pendant un de leurs exercice Decathlon: " En plus ils puent!".

vendredi 17 avril 2009

VENETIAN SNARES aux caves Lechapelais


Ambiance techno crust teuf-moi-non-plus-j'y-étais-pas-en-94, défilé de dreadlocks, sarouel, Queshua, sketchers et treilli Celio*-finalement la geekomunity electro qui martèle a plus de lien avec celle du hardcore punk qu'elle ne pourrait le penser. Moults première partie (quelques bonnes pistes de la part de Krumble, même monsterX) puis le Canadien enchaîne et va plus loin que les autres, un truc en plus, ça marche mieux, ça sonne moins gabber thunderdome à la Yahourtière, même si ca bourre du beat dans un genre des plus délicat. Le fun. Aussi percutant qu'en disque, le son en plus, les danses embarassantes aussi.

jeudi 16 avril 2009

(HED)P.E.- s/t


Y'a quelques temps, mon collègue sous forme de défi avait décidé de causer d'un des rares bons disques de Néo Metal. Rares? Oui, il y'en a eu quelques uns, vous pouvez les compter sur les doigts d'une main, même en ayant perdu des doigts, mais à condition d'exclure la formation de Chino Moreno. Les noms? Le premier LB, l'unique (à ce jour) Snot (et encore, on est vraiment plus proche d'un punk-metal/funky qu'autre chose), et ... le premier album de (Hed)PE-responsable de cette immonde pochette qui vous a probablement froissé la pupille, en plus de rentrer facile dans le top 5 des visus les plus laids jamais osé. La formation Californienne dépose sur un album aussi discret que fantaisiste une suite de compisitions tordues, qui tout comme le groupe Floridien au même moment s'affranchie complètement du format chanson pour étaler ses compositions jusque dans des outros indéfinies, des breaks sans fins, confus. La guitare se mèle aux samples de façon troublante, sort de son cadre d'instrument rock et va tacler les sons SF (en relation aux paroels type "conspiration partout") en passant par la case WahWah si chère aux beastie boys qui ne doivent pas être le dernier de la liste "inspirations". Le son de la batterie, tout en tension et en précision marque une rythmique très légère (qui ne déborde pas) et maitrisé, qui se couple à de profondes basses très loin des grosses baveuses délivrées par le rock noise de la même époque. Helmet devrait cependant demander des royalties? Y'a de l'idée. En fait ce disque, tout comme la bande à Borland jouit d'une certaine approche innocente de la musique, presque originale puisque ces morceaux se construisent de tout et de rien et, au risque de me répéter, sortent du cadre de la composition classique, mais se relance continuellement d'accidents sonores. Le DJ n'est bien sur pas innocent dans l' approche particulière du groupe, sorte de pirates dreadlocké (pas encore à l'époque) qui jette les disques qui ne lui serve plus dans la foule en concert et fait du skate entre les autres membres quand ses platines ne sont pas sollicité. En fait (hed) pe éxécute sur ce disque un album...fun. Pas prétentieux, la musique du combo s'articule autour de thématiques distillées par un chanteur qui aurait presque toute légitimité à pratiquer ce rap/metal/reggae maladroit puisqu'il est un des trop rares "minorité visible" avec le gazier de Candiria à officier dans le genre. Problème, les gimmicks ne passeront pas le cap du "difficile" second album, le groupe se perdant en facilité pré-metalcore avant de se perdre tout court dans un turn over des plus hallucinant. Ce disque, sorti en 97 (rappel toi les chemises attachées bien jusqu'en haut avec un dickies) demeure cependant une sorte de sous-beach boy orienté metool rap pas dégueu, mais aussi un exemple de créativité pour pleins de jeunes gens qui dans leur garage, reprennent encore une fois Killing in the name. Audacieux.

mercredi 15 avril 2009

100% DYNAMITE! Dancehall reggae meets rap in New York City


Soul Jazz a déja été évoqué ici. Si vous ne vous en rappelez pas, il y'a une chose de sur: c'était pour en dire du bien. Car ce label est excellent, mené par de vrais passionnés de musique au sens large, très large. Les mecs derrière Soul Jazz piochent dans les plus obscurs bacs à disques (ceux de leur propres magasin, sounds of the universe à londres?) pour dénicher perles rares, très rares, 7" épuisés et pressé à peu d'exemplaires. Non, ils ne vont pas à la recherche de références d'AmRep, mais plus vieux encore, genre premier 45 tours de Throbbing Gristle ou dubplate de Lee Perry (dans l'idée). Voyez? Ils sortent depuis plusieurs années des compils qui suivent des thématiques précises (les débuts de l'acid house, les dub du studio one, le post punk brésilien, les premiers disques DIY, le funk de la new Orleans, les premiers enregistrements hip hop de la grosse pomme etc...) toujours accompagné d'une trame graphique propre au label: coloré et à la limite du mauvais gout, mais quand même agréable et toujours bien documentée. Alors certes, tout ne peut pas intéresser le chalant chez Soul Jazz, mais prendre le simili risque de se plonger dans une de leur compilation est la quasi certitude de s'ouvrir à de nouveaux horizons tant ce qui domine ici n'est finalement pas le style mais l'amour de la musique. Le dernier exemple en date est cette excellente double compilation des formations qui ont mélangé hip hop et reggae à New York (only). Vous n'êtes pas franchement du genre à vous enquiller ce genre? Pas grave, vous avez quand même de grande chance d'apprécier ce double. SoulJazz déterre des trucs aussi obscurs que Fu Schnikens, Mad Lion, Lady Appache ou même Shaggy, le même looser de Boombastic, qui dans ces premiers essais imitaient le cheval en beuglant sur des beats minimaux et enragés. En démontrant que le dancehall peut être agressif et créatif, les productions massives des morceaux compilés ici forment un ensemble cohérent et invite à découvrir un genre quasi inexistant (finalement). Bref, une compil Soul Jazz dans toute sa splendeur: indispensable et singulière.

DISTANCE- Repercussions


Après une écoute succinte au casque d'un magasin qui me poussa vers la caisse avec le disque en main, je pensais que Planet µ s'était spécialisé dans la violence y compris dans ces signatures dubstep. Que nenni, même si les corones de ce brave DJ sont effectivement parfois moulinées par une pédale de distortion, la musique de Distance est quand même plus délicate que celle de Jamie Vex'D, pote de label, ou que de Mr Harris, leur maître à tous -quelle drole d'obsession on fait ici. Distance semble typiquement le mec qui s'est interessé aux musiques électroniques suite à son incapacité à intégrer un groupe de metal. Bref, encore un metalleux contrarié. Et quelle option avait-il, ce pauvre bonhomme, si ce n'est celle de trafiquer un fruityloop pour se faire plaisir? On vous le demande. Second album ici décliné sur deux disques: un premier qui semble être purement l'album, un autre une sorte de ...compilation de single (?). Le premier fait son rôle d'album, se construit, monte, redescend, bref, tout le travail "dramatique" tout en tension de l'érection d'un album, envisagé tel quel, alors que le deuxième rassemble un amas de morceaux allant du bon au passable, comme ce terriblement mauvais misfit qui mélange violons classique et guitare trash old school- qui a dit "indigeste"?? Comme souvent dans le genre, les maladresses peuvent largement faire passer un album de bon vers "dispensable", ce qu'est exactement ce disque, à défaut d'être mauvais.

GODFLESH- songs of love and hate+love and hate in dub+in all languages


Broadrick s'évertue à dire à qui veut bien l'entendre que son dernier projet, Jesu, est bien plus libre que Godflesh ne l'a jamais été. Peut-être que monsieur Flesh devrait prendre un peu de son temps pour se repasser les bandes de songs of love and hate. Bon, l'espingouin en a déja parlé, et il était même étonné que je n'en ai causé avant lui. Semi-réparation, l'essentiel a déja été dit. Cet album reste néanmoins un des sommets de Godflesh, celui de l'intégration parfaite d'éléments plus organiques (comprendre la batterie de Brain Mantia) dans la musique plus industrielle du duo Green/ Broadrick. Le son du duo se réchauffe, moins froid et clinique que le précédent Selfless. Le groove refait une entré fracassante après une premier immersion dans Pure. Et la fin de l'album offre un de ces moments où les anglais, de manière inattendue, pose un morceaux des plus mélodiques, puissant, où la voix de Broadrick, à la limite de la justesse, guide le magma sonique, préfigurant ainsi une large partie de ce qui se prostituera plus tard sous le nom stupide de "post hardcore".

A peine cet essai transformé, Broadrick et Green, toujours dans ce projet sans liberté (sic) dilate leur version "rock" d'un alter égo "dub" qui renforce le coté rythmique déja extrêmement présent sur l'original. Le son y est cette fois colossale (suis-je un des seuls à déplorer la production de l'original qui aurait pu être un poil supérieur?), la basse de green vrombit comme jamais, ramone le bas du spectre toujours avec cette délicatesse de bûcheron qui, encore une fois, fera largement école plus tard. Si les voix peuvent devenir cette fois-ci hors de propos-ou tout du moins singulières- Love and hate in dub demeure un album primordial dans le parcours du duo, et pose ainsi un album de remixs des plus interessants.

Enfin, ce petit coffret de misère proposé par EAR"beurre dans les épinards"ACHE ressort aussi le plus que dispensable "in all languages", dvd regroupant un ensemble de clips tous miséreux, avec peu de moyens. Presque aucun interet, sauf pour le fan hardcore, mais qui n'entache en rien l'intérêt de se procurer cette boite pour l'ensemble, puisque les albums de godflesh deviennent de moins en moins évident à dénicher.

Et si, à l'occasion d'un ATP, Green redonnait signe de vie pour nous pondre une reformation évenement de Godflesh (et la france de rester sur le carreau pour une tournée éventuelle)?

mardi 14 avril 2009

FIEND-Agla


Alors que le genre se sursature de groupes médiocres qui jouent plus mal les uns que les autres - car il ne faut pas mentir à nos lecteurs, savoir repéter un seul riff pendant un morceau de 7 minutes n'est en aucun cas une prouesse technique- Fiend fait plaisirs aux oreilles et conforte le consommateur que cette fois, ces deniers n'ont pas été vainement perdus dans un "disque de plus". Avec un line-up assez hallucinant (composé d'anciens... non laissez tombé, vous l'avez déja lu partout) Fiend dépose une poignée de compositions qui vont piocher dans le doom stellaire, inspiré et surtout magnifiquement branlé. La voix d'Heitam, pote d'Adam Jones (je voulais le placer) et MC de Senser (notez avec quelle subtilité je vous amène tout cela pour simplement dire que ça brasse large) va s'encanailler loin de ces performances de frontman techno/hip hop/rock pour aller piocher du coté d'un Ozzy dépossédé du blues originel, accompagner par l'incroyable frappe de Monsieur Doucet, celui la-même qui par son savoir faire rythmique faisait en grande partie et à lui seul une des forces de Kickback (sur scène comme sur les 150 passions). Accelérations, breaks, China placé tout en puissance, Doucet habille et dynamise les compositions tissées par le quatuor tout en aisance et martèlement. Les deux autres qui se partagent les 10 cordes présentes -Heitham assure aussi quelques guitares- ne sont pas en reste, mais ce qui reste en tête, à la sortie de ce trop court disque, c'est qu'il y'avait un moment qu'un disque du genre n'avait pas été simplement ...bon!

jeudi 9 avril 2009

Oddateee - Halfway homeless

It's the O, the O, the double D, the A to the T to the triple E. Elle nous marquera celle là. On aimerait tous se présenter de cette façon. On aimerait tous avoir autant de références aussi. Et de bon goût dans le métissage de celles ci. Cet album est frais, il suinte l'urbanité. Il vient du bronx, de là d'où viennent tout ce qui nous a façonné (des baggys à la violence, des drogues à la critique de la société). Quelque chose est touchant chez cet homme, dans sa façon d'aborder des thématiques souvent surjouées, mais terriblement réelles. Oddateee raconte sa vie, crache sur tout et pas grand chose, laisse transparaitre une rage anxieuse et triste. Son flow d'ailleurs nous rappellerait presque des grands noms du Wu tang, de la maladie de Ol' dirty bastard à la classe de Method man. Puis ce jeu sur les ambiances, cette variété assumée, entre electro industrielle, beats ravageurs, piano, ambiance plus groovy (Ricans) ou ces nappes éreintantes (Godbody, pagan baby). Oddateee donne l'impression de faire partie de notre bagage hip hop depuis trés longtemps car indéniablement il surfe sur des acquis (c'est sensé être négatif si c'est bien fait?). Il sonne vrai, terriblement généreux, et c'est pour cela qu'Halfway homeless s'impose comme un des disques hip hop de l'année. Wake up son this is just a dream! Mais alors un trés mauvais (Not even one).

Made in Mexico - Guerillaton

Yo soy hijo de la revolución, pendejo. Que os den por culo a todos y que se vayan a la chingada estos gringos. He quedado claro wey? Que nunca más vea tu pinche cara por aqui.
Mitigé. Forcément sur papier ça fait rire. Mais de suite le son fait moins rire. De la no wave, du noise rock joué avec des rythmes latino (et c'est même pas qu'un truc alléchant, vrai de vrai sur les envolées lyriques). L'ex guitariste d'Arab on the radar use du côté aigu de son instrument, des sons saccadés, assez similaires tout au long de la galette, terriblement groovy et péchus. Le courant passe rapidement, c'est assez easy listening de bout en bout, en quelque sorte un Mc lusky ayant mangé trop de frijoles et de chile. Par dessus la maitresse de cérémonie réhausse le niveau total avec des vocaux complétement possédés et variés, incantatoire, délirants, chuchotés ou même criés.
Le gros problème, c'est que sur la durée, ça a fortement tendance à nous fatiguer et a répéter la même sauce. Et ce qu'on aime dans le bon chile made in mexico, c'est justement que jamais deux n'ont la même saveur, même si les deux piquent. Ils auraient gagné à livrer un ep plus cohérent et moins lassant.

mercredi 8 avril 2009

Doctor Flake - Minder surprises

On l'affuble de tous les noms, de toutes les comparaisons possibles, de toutes les etiquettes inimaginables entre abstract et cie, sorte de dj shadow français (lu quelque part, vous ne rêvez pas). Avec ce Minder surprises, il faudra se résoudre à l'évidence, trip hop lui convient bien. Surement du à cette intrusion de guitare, de feeling pop, de vocaux et d'ambiance sexuelle qui nous rapelle evidemment le mezzanine de Massive attack. Cette chaleur on la retrouve tout au long d'un court album qui ne s'use à aucun moment, se livre facilement et soutient la comparaison avec ses précédents efforts. On virevolte entre certaines ambiances, en commençant par cette reprise de la BO de requiem for a dream (decidemment cette chanson fait fureur dans la scéne française, on repense à l'hommage live que lui a fait Ez3kiel sur son versus tour). Richesse des instruments, variété des ambiances, on navigue entre un mélancolique fightclubbing et des morceaux plus rageurs, où la rythmique hip hop (let us play with your brain, eclarcie) se mélange parfois à la rage d'un flow (hip hop tourist). Finalement ce doctor flake n'invente rien, on rapprocherait les samples et les morceaux de pleins de groupes différents. Mais il reste frais, et s'écoute tout seul.

Khanate - Clean Hands go foul

Ya quelque chose de pourri dans le royaume. Tout ce temps pour sortir cet epitaphe douloureux, chute de sessions de Capture & Release, tout ce temps pour le retoucher, tout ce temps pour l'améliorer. Tout ce temps pour livrer l'oeuvre la plus aboutie de l'entité doom/pré doom/post doom/apocalyptique la plus interessante de toute la masse des projets de O malley et compagnie. Khanate marque quelque chose de différent, Things viral nous l'avait prouvé en son temps. Khanate est un peu le depottoir public, la catharsis ultime, la tension jamais déchargée. Et ici ils poussent encore plus loin. Dubin et consorts restent fidèles à eux même, poussent toujours le vice des silences à leur paroxysme, l'intensité du son suivi d'un rien qui rend le son posterieur encore plus intense que le précédent. Mais quelque chose dans les textures est largement différent, plus blindé d'effets, plus travaillée, moins évident, encore plus rampant et vicieux. Le tout est moins lourd, bien plus ambiancé et donc d'autant plus glauque. Plus retenu, plus sobre, plus maitrisé aussi surement, Clean hands go foul explore des contrées où n'était jamais allé khanate: certains riffs se font même plus bluesy, des distortions, des reverbs passent plus dans les aigus, la rythmique se fait plus bruitiste, moins calé, jouant sur la variété des textures possibles (importance des cymbales). Dubin se ballade toujours au dessus de ce magma haineux, de ce désert d'amour, en éructant comme jamais, possédé comme à son accoutumé. Le dernier Khanate, mais surement le meilleur. Et ca n'est surement pas ce morceau fleuve final qui me contredira, cauchemardesque comme peut l'être un disque de megaptera, éreintant car plus proche de l'ambiant que du doom, khanate est allé bien plus loin, pour la dernière fois...

Mi Ami - Watersports

Avec un nom de groupe pareil, un nom de disque pareil, ça sent la future hype. Et qu'est ce qu'elle serait meritée. Parceque j'ai rien compris. Il t'arrive quelque chose de fort dans ta gueule, tout déconstruit, sans aucune concession, des mélanges de partout, et pas des plus mauvais, sur une difficulté des structures plus que déroutante. Imaginez Talking heads qui aurait copulé avec un groupe psychédélique, à tendance funky. Ouais c'est ça en fait, les Talking heads modernes. On pourrait en dédier un chapitre dans American Psycho. Et c'est pas ce chant sous hélium complétement délirant (qui a dit irritant? reecoutez moi ça) qui me fera dire le contraire. Ya du meurtre dans ce disque, de la folie non contenue, ou plus sournoise (Pressure). Puis la continuité est trop forte, nous avons à faire avec une seule piste, de ce post punk tribal funky halluciné, qui virevolte avec les émotions pour mieux nous lacérer ce qu'il nous reste d'agressivité. Aprés je mets mes oreilles au calme, promis.

The Prodigy - Invaders must die

Alors c'est pas moi celui qui en parlerai le mieux, et c'est pas moi le premier qui en parlerai. Mais bon, le collègue ayant parlé du live, et de Invaders must die sur sa sortie single, je me colle au disque, car ça commence à faire quelques temps qu'il tourne. Et le temps fait son effet avec ce disque. Au tout début on trouve ça pas terrible, voire complétement faisandé, kitsh à souhait (les claviers sont des fois insupportables, certains vocaux hispanisés dignes d'un des pires morceaux de makina: refrain de take me to the hospital) ou resucés. En même temps Howlett nous avait déjà quasiment tout dit sur Music for the jilted generation, dans un disque d'une densité accablante et d'une richesse sans fin pour l'époque toujours aussi actuel dans une musique rapidement obsolète. En 2004, le AONO avait plus que déçu, suite à un fat of the land en forme de cercueil d'inspiration, mal caché par une ribambelle d'invités qui rendait l'écoute entière fatiguante.
En 2009 Prodigy renoue finalement avec le plaisir, avec ce qui les caractérisait depuis le début, la folie des beats, des changements rythmiques, cette fusion rock/punk/electronique/dance allant à l'encontre de l'intellectualisme, véritable teuf sur cd, rassembleuse et fédératrice. C'est un peu tout ça à la fois ce invaders must die, du chanteur reggea de thunder, au retour de la voix dance féminine de warrior's dance, de la folie mélodique qu'est take me to the hospital, le funk groovy de colors, ou même l'hymne house que peut représenter Stand up. Invaders must die n'est rien de plus que du prodigy version 2009, au sommet de sa forme, donc rien de bien décalquant pour ta face vu que de l'eau a coulé dans les musiques electroniques dansantes depuis music for the jilted generation, et que pleins de groupes se sont accaparés ce créneau electro/rock. Mais il faut quand même dire que malgré des premières écoutes laborieuses, ce disque nous met tous d'accord sur l'arrivée, et laisse bien loin les justice et autres fatiguants suiveurs. Contrairement a AONO, Howlett a renoué avec l'inspiration, l'envie de renouer avec sa passion pour la teuf musicale.
En prime, un objet plutot classe, qui contient un dvd un peu light mais plaisant, surtout pour les vidéos live de world's on fire et warrior dance. On y voit le potentiel live de ces morceaux (décrits par l'autre à paris) et surtout un prodigy toujours aussi en forme. Pour les clips de Omen et Invaders must die, les vidéos sont belles, mais j'ai encore du mal avec invaders must die.
Rien de nouveau, rien de moderne, mais le retour de l'efficacité qui caractérise ce groupe depuis pas mal d'années. Il m'aura bien eu au final...Pourtant c'était pas gagné.

mardi 7 avril 2009

Dälek+Oddateee@Rockstore (Montpellier)

Pas trés original de suivre une chronique par une autre, à croire que l'inspiration ne coule plus. En même temps, si je me permets de chroniquer l'écho provincial de ce concert au nouveau casino c'est sûrement car certaines choses seront à ajouter ou nuancer par rapport a la torgnole parisienne (visiblement).
Déjà on a eu le droit à notre salle quasiment vide, et bon, déjà que le rockstore n'est pas forcément la meilleure salle que j'ai fréquentée, vide elle laissait une sorte de malaise palpable. Puis c'est aussi tout ce public non hip hop , qui venait surement à son premier concert de hip hop en majorité.
Et c'est sûrement d'ailleurs sur ce point là que Dälek revient aux sources de from filthy, dans ce retour au hip hop, aux bases old school qui forme son son et ses origines. Fini les premières parties de groupes de post rock/core hypes, dälek s'entoure d'Oddateee qui vient pour nous parler du "real hip hop". Le gazier m'avait pas forcément marqué sur cd, avec quelques moments cools mais une ambiance sonore un peu lointaine. Bon, Montpellier ne dérogera pas à la règle, on aura notre session DJ, plutot cool d'ailleurs, avec du scorn, du dälek (!), un peu de dub, un peu de ragga, de dancehall, et même du missy elliott (sic). Mais bon, il aura pour mérite de chauffer le peu de monde présent pour lancer sur sa propre prestation (des plus cheaps) ou il s'accompagnera tout seul a l'aide d'un mac. Bon alors le mec est visbiblement enchanté de cette tournée, et il nous fait bien rire, ya même de trés bons passages, virulents et haineux, mais certains gimmicks deviennent repetitifs: tuons notre ex girfriend, NY sucks my dick, gimme a O to the double D to the A to the T to the triple E. Ouais, ok.
Mais lorsque Oktopus s'empare des machines, le son prend une ampleur agressive, quelque chose nous assaille. Déjà, la puissance sonique, mais aussi et surtout a quel point les samples vivent pendant que cette guitare nous triture le cerveau. Les samples sont ronds, ricochent mais nous agressent de face, comme une autoroute que nous prendrions en contresens. Peut être qu'ils auraient pu jouer encore plus fort (lorsqu'on voit la puissance sonore developpée sur le dernier morceau ou tout le crew se retrouve sur scéne) mais déjà quelque chose etait eprouvant.
Je rejoins Damo d'ailleurs, quelque chose de haineux, de noir, dans le flow plein de venin, dans ce bidouillage de samples toujours poussées a l'extreme. Vivant, le set evolue peu à peu vers quelque chose sans concession et d'une agression sans aucune pause. Dälek ne communique pas, il nous laboure juste ce qu'il nous reste de discernement. Surement trop court (je ne sais pas ce que le set a reellement duré ailleurs) du au manque de public, aux problemes de micro, et surtout legerement frustrant car on en demande toujours trop, on aurait voulu qu'ils nous rendent sourds, à vie.

mercredi 1 avril 2009

DÄLEK+ODDATEEE+VUNENY


Vuneny, je crois, ouvre. C'est marrant. Ca ressemble à Picore, mais aussi un peu à plein d'autres trucs lourds et langoureux, du trip hop qui aurait viré le miel en somme, et accessoirement, ça me fatigue. J'aimerais m'enthousiasmer pour ce genre de formation, mais ça me le fait pas. Long, terriblement "déja vu" -même si c'est destiné aux oreilles- et basé sur des constructions inexcitantes. C'est rude mais pas méchant, j'aimerais y mettre du mien, 'voyez?
Oddateee avait déja acompagné Dälek y'a 5 ans lorsque le trio (à l'époque) ouvrait pour Isis et Jesu (et abbattait tout simplement LA prestation de la soirée). Il vient ici présenter son deuxième album après un premier discret mais sympathique essai, mais scinde son set en deux parties distinctes: une dédiée aux platines et une à ses propres morceaux. Si la seconde est sympathique, la première fait son petit effet, mix élégant et habité de hip hop classique (Cypress Hill, Ghostface) et de titres plus singulier (dont un de Dälek) et bruyant. Classe, le hip hop sur un gros sound system dégage toujours une puissance bienvenue. Pas de temps mort, pas de répis, Dälek, Oktopus et Destructo Swarmbot enquillent sur le set du pote au "triple E" façon 36 tonnes dans les gencives. J'ai bien du voir le groupe une dizaine de fois sur scène, ce soir l'ambiance est différente, il y'a quelque chose de vengeur dans l'atmosphère. Oktopus confiant lors du soundcheck semble avoir retrouvé la fougue d'il y'a quelques années et se bat à nouveau seul, saute, regarde très mal les premiers rangs et les provoque derrière son poste de controle. Le son du dernier album prend l'ampleur qu'on pouvait attendre sur scène, amplifiant encore l'épaisse couche sonique du groupe. Au bout de 3 ou 4 jets issus du gutter tactics (j'en profite pour revenir vite fait sur l'album: il est enfin disponible en vinyl et l'objet est magnifique: doubles 12" colorés et paroles incluses!) Spiritual healing vient s'imposer comme le genre de classique qui fait forcément son effet dans une salle survolté au même titre qu' Ever Somber. Et la salle souffre des attaques d'Oktopus. Chose peu évidente car pas obligatoire chez eux, ils assurent tout de même un rappel premièrement avec Atypical stereotype, extrêmement lourd, puis subversive script avec Oddateee accompagné du guitariste de Picore (!). Pose Hip hop ego trip pour le fun, la salve finale achève les oreilles les plus résistantes. C'était fort mais pas encore assez. Dälek a été grandiose, comme d'habitude, mais une dose de surprise, une énergie d'antan s'est à nouveau incrusté dans le set. Bref, une excellente surprise (?)!